Ils invoquent, mais, aux côtés d’Allah, ils invoquent une autre divinité.
Ils font le rappel, mais lorsqu’on les rappelle à l’ordre, ils ne se rappellent pas.
Ils prient, mais ils comptent parmi ceux qui, au sujet de leur prière, sont distraits, qui recherchent l’ostentation et refusent l’entraide la plus élémentaire.
Ils rendent des jugements, mais c’est le jugement de l’époque d’ignorance qu’ils recherchent.
Ils écrivent, mais ils rédigent de leur propre main un écrit, puis affirment : « Ceci vient d’Allah », afin d’en tirer un maigre profit ; malheur à eux pour ce qu’ont écrit leurs mains, et malheur à eux pour ce qu’ils acquièrent.
Ils disent : « Nous ne sommes que des réformateurs. » Eh bien, ce sont eux les semeurs de corruption, mais ils ne s’en rendent pas compte. Et quand on leur dit : « Croyez comme les autres ont cru », ils répliquent : « Croirions-nous comme ont cru les sots ? » Non ! Ce sont eux les véritables sots, mais ils ne le savent pas ! (1).
Ainsi, ce groupe est humain par l’apparence, mais diabolique en réalité (2).
La plupart d’entre eux, si tu les considères, ne sont que ânes, chiens ou loups (3).
Et al-Buhturî a dit vrai (4) :
« Il ne reste, de la majeure partie de ces gens, aucun vestige
que puisse atteindre l’illusion, hormis ces silhouettes. »