au milieu des gens ; serait-il comparable à celui qui se trouve dans les ténèbres, incapable d’en sortir ? » (Al-Anʿâm, 122). Par cette vie, il obtint la résolution ; par cette lumière, il acquit la science.
Les guides éminents de cette catégorie sont les messagers doués d’une ferme détermination.
Deuxième catégorie : ceux à qui l’on a refusé l’une et l’autre — la science comme la résolution. Le Coran les décrit ainsi : « Les plus vils des créatures, auprès d’Allah, sont les sourds-muets qui ne raisonnent pas » (Al-Anfâl, 22) ; « Penses-tu que la plupart d’entre eux entendent ou comprennent ? Ils ne sont que pareils au bétail ; non, ils sont plus égarés encore » (Al-Furqân, 44) ; « Tu ne peux faire entendre les morts, ni faire entendre l’appel aux sourds » (Ar-Rûm, 52) ; et encore : « Tu ne peux faire entendre ceux qui sont dans les tombeaux » (Fâṭir, 22).
Cette catégorie est la pire de la création : elle rend les contrées oppressantes et fait flamber les prix.
À leurs propres yeux, ils se croient savants ; en réalité, ce n’est qu’une connaissance superficielle de la vie d’ici-bas, tandis qu’ils restent insouciants de l’au-delà.
Ils apprennent, mais ce qu’ils apprennent leur nuit sans leur profiter.
Ils s’expriment, mais ne parlent qu’en suivant leurs passions.
Ils prennent la parole, mais leurs propos ne sont qu’ignorance.
Ils croient, mais c’est au jibt et au ṭâghût qu’ils accordent leur foi.
Ils se prosternent, mais adorent, en dehors d’Allah, ce qui ne peut ni leur nuire ni leur être utile.
Ils argumentent, mais usent du faux pour faire disparaître la vérité.
Ils réfléchissent et complotent(1), mais ils trament dans le secret des paroles qu’Il n’agrée pas.