jusqu’à périr, et il va jusqu’à sacrifier sa propre vie pour le préserver.⦗1⦘
Il existe donc, parmi les hommes, ceux qui se montrent généreux de leur personne comme de leurs biens ; d’autres qui sont avares de l’un comme de l’autre ; d’autres encore qui dépensent volontiers leurs biens mais rechignent à risquer leur personne, et inversement. Ces quatre profils se rencontrent bel et bien dans l’humanité.
Puis il évoqua le fardeau de la dette et l’emprise des hommes.
En effet, la contrainte qui s’abat sur le serviteur se présente sous deux formes :
– une contrainte légitime : l’écrasement dû à la dette ;
– et une contrainte injuste : la tyrannie des hommes.
Que les prières et la paix d’Allah soient sur celui à qui furent accordées les paroles concises, et dont les propos recèlent les trésors du savoir et de la sagesse.
Le fait est que l’insouciance et la paresse — qui sont la source même de toute privation — procèdent de l’ignorance ; ainsi, tout manque renvoie à l’absence de science et de résolution, et toute perfection à la réunion de la science et de la résolution.
À cet égard, les gens se divisent en quatre groupes :
Premier groupe : celui à qui la science a été octroyée et qui, de surcroît, est assisté⦗2⦘ d’une ferme détermination lui permettant de la mettre en pratique. Ceux-là sont la quintessence de la création. Le Coran les décrit en ces termes : « ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres », « les hommes de vigueur et de clairvoyance » (Sad, 45), et encore : « Celui qui était mort, puis Nous l’avons ramené à la vie et placé pour lui une lumière avec laquelle il marche… » (Al-Anʿâm, 122).