Et le Prophète ﷺ recommanda aux femmes des croyants : « Ne soyez pas négligentes, au point d’oublier la miséricorde. » (1)
On demanda à l’un des savants ce qu’il pensait de la passion pour les images ; il répondit : « Ce sont des cœurs qui se sont détournés du rappel d’Allah ; Il les a donc éprouvés en les soumettant à une autre servitude que la Sienne. » (2)
Ainsi, le cœur insouciant devient la demeure de Satan ; car il est le “murmurant furtif” (waswâs khannâs), ayant déjà happé le cœur du distrait (3) pour y réciter toutes sortes de suggestions et d’illusions fallacieuses. Mais que le serviteur se ressouvienne et invoque Allah, aussitôt Satan se resserre (4), se retire, s’efface et se rapetisse devant le rappel divin ; le cœur oscille donc sans cesse entre la suggestion et le retrait.
ʿUrwa ibn Ruwaym a dit : « Le Messie, paix sur lui, demanda à son Seigneur de lui montrer où se tient Satan dans le fils d’Adam. Allah le lui révéla : sa tête était telle celle d’un serpent, posée sur le noyau du cœur. Lorsque le serviteur se souvient de son Seigneur, Satan se rétracte ; mais s’il L’oublie, il pose sa tête sur ce noyau, lui fait miroiter de vains espoirs et lui parle. » (5)