Selon certains récits, Iblîs déclare : « J’ai fait périr les fils d’Adam par les péchés, et ils m’ont anéanti par la demande de pardon et par la parole : “Lâ ilâha illâ-Llâh” (il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allah). Lorsque j’ai constaté cela, j’ai semé parmi eux les passions ; ils fautent sans se repentir, persuadés qu’ils accomplissent le bien. » (1)
S’il obtient de l’homme ce résultat, il en fait l’un de ses prédicateurs et de ses chefs.
- S’il n’y parvient pas, il le fait tomber dans la troisième voie : les grands péchés.
- S’il échoue encore, il le fait glisser vers le lamm, la quatrième voie, c’est-à-dire les fautes légères.
- Faute de réussir, il l’occupe par une œuvre valable mais moins méritoire que celle qui lui serait préférable, afin de lui faire perdre l’écart de mérite qui les sépare ; c’est la cinquième.
- Si cela encore lui est impossible, il recourt à la sixième : il déchaîne contre lui ses partisans, qui le maltraitent, l’injurient, le diffament et l’accusent des pires forfaits, pour l’attrister et détourner son cœur de la science, de la résolution et de l’ensemble de ses œuvres.
Comment celui qui ignore ces réalités, qui ne connaît ni son ennemi ni les remparts qui le protègent, pourrait-il se prémunir contre lui ?! Nul n’échappe à cet adversaire si ce n’est celui qui l’a identifié, qui connaît les voies par lesquelles il l’atteint, l’armée dont il se sert, ses points d’entrée et de sortie, la manière de le combattre, les armes avec lesquelles il le combat, le traitement de ses blessures (2) et la source dont il tire son soutien