elles s’y enracinent, le cœur court à sa perte et meurt. Il s’agit : 1) de la maladie des passions, 2) de la maladie des ambiguïtés doctrinales ; ces deux-là sont la source de tous les maux qui frappent les créatures, sauf ceux qu’Allah a préservés.
Allah, exalté soit-Il, a évoqué ces deux maladies dans Son Livre :
– Pour ce qui est de la maladie des ambiguïtés, la plus grave et la plus meurtrière pour le cœur, on la reconnaît dans Sa parole au sujet des hypocrites : « Il y a dans leurs cœurs une maladie, et Allah n’a fait qu’aggraver cette maladie » ⦗Al-Baqarah : 10⦘ ; dans Sa parole encore : « Afin que ceux qui ont une maladie au cœur – et les mécréants – disent : “Qu’a donc voulu Allah par cet exemple ?” » ⦗Al-Muddaththir : 31⦘ ; et dans Sa parole : « Afin que ce que le diable suggère devienne une épreuve pour ceux qui ont une maladie au cœur et pour les cœurs endurcis » ⦗Al-Hajj : 53⦘. Voici donc trois passages où l’expression « maladie du cœur » désigne la maladie de l’ignorance et du doute.
– Quant à la maladie des passions, elle apparaît dans cette parole : « Ô femmes du Prophète, vous n’êtes semblables à aucune autre femme. Si vous êtes pieuses, ne vous montrez pas trop complaisantes dans vos propos, de peur que celui dont le cœur est malade ne convoite » ⦗Al-Ahzâb : 32⦘, c’est-à-dire : ne rendez pas votre voix douce et enjôleuse, de crainte que celui dont le cœur recèle débauche et adultère n’en prenne espoir.
Les exégètes ajoutent qu’une femme, lorsqu’elle s’adresse à des hommes étrangers, doit employer un ton ferme et soutenu, sans adoucir ni briser sa parole, car cela la tient plus sûrement à l’écart du soupçon et de la convoitise.
Le cœur souffre encore d’autres maladies : l’ostentation, l’orgueil, la vanité, l’envie, la jactance, la suffisance hautaine, l’amour du pouvoir et la quête de supériorité sur terre.
Or cette maladie (1) est un amalgame de la maladie des ambiguïtés et de celle des passions ; elle implique en effet une conception corrompue et un désir illégitime, tels l’autosatisfaction, la jactance, la suffisance hautaine et l’orgueil, qui procèdent à la fois de