les anges se mettront alors à le servir et entreront auprès d’eux par toutes les portes : « Paix sur vous pour la patience dont vous avez fait preuve ; quelle excellente demeure que celle-ci ! » (1).
Cette perfection ne s’obtient que par la science, le soin qu’on lui voue et la mise en pratique de ce qu’elle impose ; l’affaire revient donc, en définitive, à la science et à ses fruits, et Allah est le Seul à accorder le succès.
Le plus grand des manquements et la plus cruelle des déceptions consistent, pour celui qui en a la capacité, à passer à côté de la perfection et à le regretter ensuite. Ainsi qu’un des Anciens l’a dit : « Lorsque les voies du bien se multiplient, celui qui en reste à l’écart (2) est saisi d’un regret d’autant plus amer » (3).
Et le poète a bien parlé (4) :
« Je n’ai point vu, parmi les défauts des hommes, un défaut
Qui égale l’insuffisance de ceux capables d’achever la perfection. »
Il ressort de là qu’il n’est rien de plus disgracieux pour l’homme que d’être négligent à l’égard des vertus religieuses, des sciences utiles et des œuvres vertueuses. Quiconque s’abandonne à cet état appartient à la populace obtuse qui trouble l’eau et fait grimper les prix : s’il vit, il vit sans louange ; s’il meurt, personne ne le regrette. Leur disparition est un soulagement pour la terre et ses habitants ; ni le ciel ne pleure sur eux, ni la poussière du sol ne s’attriste de leur absence.
- Le quatre-vingt-septième point : le cœur se voit assailli par deux maladies qui l’atteignent tour à tour, lorsque