de l’homme tient à la santé de ces trois organes, et son infortune provient de leur corruption.
Ibn ‘Abbâs a dit : « Allah interrogera les serviteurs sur l’usage qu’ils auront fait de ces trois (organes) : l’ouïe, la vue et le cœur. » (1)
Or Allah – exalté soit-Il – a accordé au serviteur l’ouïe afin qu’il entende par elle les ordres de son Seigneur, Ses interdictions et Ses engagements ; le cœur, pour qu’il les comprenne et les pénètre ; et la vue, pour qu’il contemple Ses signes et en déduise Son unicité et Sa seigneurie. Le but de ces instruments est donc l’acquisition du savoir, son fruit et ses implications.
Quatre-vingt-cinquième aspect : les formes de bonheur que les âmes recherchent se ramènent à trois catégories :
– Une félicité extérieure à l’être même de l’homme, empruntée à autrui et qui disparaît dès que le prêt est repris : telle est la félicité que procurent la richesse, le rang social et ce qui les accompagne. Tant qu’il en jouit, l’homme est heureux, entouré d’égards, au centre des regards ; mais il peut, en un seul jour, devenir plus avili qu’un pieu fiché dans un sol creux, que l’on fracasse à coups de lourde pierre (2).