du Tout Miséricordieux. »
Il est notoire que le salut qu’Il leur adressera, la parole qu’Il leur tiendra et la conversation qu’Il engagera avec eux – comme le rapporte at-Tirmidhî (1) et d’autres – n’ont absolument aucun équivalent et ne sauraient rien avoir de plus délectable à leurs yeux. C’est pourquoi, dans les menaces qu’Il réserve à Ses ennemis, le Très-Haut précise qu’Il ne leur parlera pas, tout comme Il mentionne qu’Il se voilera d’eux et qu’ils ne Le verront pas. Sa Parole et la vision de Sa Face constituent donc le plus sublime des délices pour les hôtes du Paradis. Dieu sait mieux.
Quatre-vingt-quatrième point : dans le Coran, Dieu – exalté soit-Il – énumère, parmi Ses bienfaits, le fait d’avoir doté Ses serviteurs des instruments de la connaissance. Il y mentionne le cœur, l’ouïe et la vue, et parfois la langue, qui traduit ce que renferme le cœur.
Ainsi, dans la « sourate des Bienfaits » – c’est-à-dire la sourate an-Naḥl – où Il expose l’origine des grâces, leurs ramifications, ce qui les parachève et les complète, Il dresse la liste de Ses faveurs à l’intention de Ses serviteurs, Se fait connaître à eux par ces mêmes bienfaits, les appelle à en être reconnaissants (2) et annonce qu’Il les leur parachèvera afin qu’ils les reconnaissent, les rappellent et Lui en sachent gré. Il commence par les bienfaits fondamentaux et termine par ceux qui les parfont. Il dit : « Allah vous a fait sortir des entrailles de vos mères dépourvus de tout savoir ; puis Il vous a donné l’ouïe, la vue et les cœurs afin que vous soyez reconnaissants » (an-Naḥl, 78).
Il rappelle donc Sa grâce : Il vous a fait naître sans connaissance, puis Il vous a accordé l’ouïe, la vue et les cœurs grâce auxquels vous avez acquis la science que vous possédez ; et tout cela, Il ne l’a fait que pour que vous Le remerciiez.