Ils ajoutent encore : la vue, en effet, conduit jusqu’au cœur puis en fait ressortir ce qu’il recèle, car l’œil est le miroir du cœur ; il y apparaît ce qu’il dissimule d’amour ou de haine, d’alliance ou d’inimitié, de joie ou de tristesse, et bien d’autres états.
Quant à l’oreille, elle ne renvoie absolument rien du cœur ; son rôle se limite à y faire parvenir l’information. L’œil, de ce point de vue, lui est bien plus étroitement lié.
(1) Or la position correcte est que chacun des deux sens possède une particularité qui le fait prévaloir sur l’autre : ce que l’on saisit par l’ouïe est plus vaste et plus englobant, tandis que ce que l’on saisit par la vue est plus achevé et plus parfait. L’ouïe se distingue par l’ampleur et l’universalité ; la vue, par la clarté, la complétude et la plénitude de la perception.
Pour ce qui est des délices réservés aux gens du Paradis, ils se ramènent à deux réalités :
- contempler Dieu ;
- entendre Son adresse et Sa parole, ainsi que le rapporte ʿAbd Allâh b. Aḥmad dans « as-Sunna » (2) et d’autres : « Le Jour de la Résurrection, on dirait que les gens n’avaient jamais entendu le Coran avant de l’entendre de…"