et son dépositaire.
Ils ajoutent : dans cette même veine, il y a le hadith rapporté par Aḥmad dans son Musnad, remontant au Prophète : « Celui à qui l’on rapporte un fait n’est pas comme celui qui l’a vu de ses propres yeux. » (1)
Ils disent encore : ainsi, lorsque Dieu — exalté soit-Il — informa Moïse que son peuple s’était laissé séduire après son départ et avait adoré le veau, rien de comparable à ce qui se produisit lorsqu’il le vit de ses propres yeux — il jeta alors les Tables et les brisa — ne l’atteignit ; car la vision directe (2) possède une force que ne saurait égaler une simple information.
De même, Abraham, l’ami intime de Dieu, demanda à son Seigneur de lui montrer comment Il ressuscite les morts ; bien qu’il en eût déjà la connaissance par la parole divine, il visait le rang le plus élevé : la quiétude du cœur.
Ils poursuivent : la certitude comporte trois degrés :
• le premier naît de l’ouïe ;
• le second provient de la vue (3), qu’on appelle la vision de la certitude, plus élevée et plus parfaite (4) que le premier niveau.