Mouqātil, ʿUrwa, al-Ḍaḥḥāk et d’autres ont dit : « Préserve-toi de leur répondre sur le ton de leur frivolité. » (1)
Cette manière de s’exprimer est fréquente dans leur langage.
Ainsi, le hadith rapporte : « Le jour où l’un de vous jeûne, qu’il ne crie pas et ne se comporte pas avec ignorance. » (2)
De la même façon, le péché est qualifié d’ignorance ; Qatâda a déclaré : « Les Compagnons de Muḥammad ﷺ sont unanimes à dire que quiconque désobéit à Allah est un ignorant. » (3) Il ne faut pas entendre par là qu’il ignore l’interdiction ; car s’il l’ignorait, il ne serait pas pécheur, et ni la peine légale en ce bas-monde ni la sanction de l’au-delà ne s’appliquent à celui qui ignore le caractère prohibé de l’acte. Le péché en soi est plutôt appelé ignorance, même si son auteur connaît son interdiction : soit parce qu’il procède d’un savoir faible ou défectueux — lequel est une forme d’ignorance — et l’acte est alors nommé d’après sa cause ; soit par assimilation de son auteur à celui qui en serait ignorant.
Deuxièmement (4) : lorsqu’ils ont repoussé la vérité et s’en sont détournés, ils ont été châtiés par le sceau, la rouille du cœur, ainsi que par la privation d’intelligence et de compréhension, comme le Très-Haut l’a dit au sujet des hypocrites : « Cela, parce qu’ils avaient cru puis rejeté la foi ; leur cœur fut alors scellé, si bien qu’ils ne comprennent plus. » (Les Hypocrites, 3)
Troisièmement : la science profitable, celle qui entraîne le salut et la réussite, n’était pas acquise