Voici maintenant ses propres vers, dans lesquels il déclare explicitement avoir reconnu la prophétie de Muhammad – que la paix et la bénédiction soient sur lui – et la véracité de son message. Il dit :
« Je sais bien que la religion de Muhammad
est, de toutes les religions de l’humanité, la meilleure ;
si le blâme ou la crainte d’un reproche ne pesaient pas sur moi,
tu me verrais l’embrasser avec empressement et clarté. » (1)
Dans sa qasida lâmiyya (2), il ajoute :
« Par Allah, si le déshonneur
que l’on ferait peser sur nos anciens dans les assemblées
n’était pas à redouter,
nous l’aurions suivi en toute circonstance du temps,
avec gravité, et non par simple raillerie.
Ils savent que notre neveu n’est pas tenu pour menteur chez nous
et qu’il ne s’attache pas aux propos vains. »
Le “déshonneur” qu’il redoutait pour ses aïeux consistait à devoir témoigner contre eux de leur incroyance, de leur égarement, à tourner en dérision leur raison et à juger leur intelligence égarée ; c’est bien cela qui le retint d’entrer en islam malgré la certitude intime qu’il en avait.
Neuvième raison : qu’une personne qui lui est hostile parmi les gens précède quelqu’un dans l’adhésion au Messager, le devance dans l’entrée en sa religion, obtienne un privilège particulier (3) et se rapproche de lui.