– l’obligation de connaître et de savoir ;
– et l’obligation d’aimer, d’obéir et de se soumettre.
De même donc qu’un homme ne saurait être croyant s’il ne s’acquitte pas du devoir de la connaissance et de la conviction, il ne l’est pas davantage s’il néglige le devoir de l’amour, de l’obéissance et de la soumission. Pire encore : s’il abandonne ce devoir alors qu’il en a pleine connaissance, sa mécréance est plus grave et son éloignement de la foi plus prononcé que celui du mécréant par ignorance ; car l’ignorant, dès qu’il apprend et comprend, est disposé à se soumettre et à suivre, tandis que l’entêté est incurable. Allah – exalté soit-Il – dit : « Comment Allah guiderait-Il des gens qui ont mécru après avoir cru, attesté que le Messager est véridique et reçu les preuves évidentes ? Allah ne guide pas le peuple injuste. » (Al-ʿImrân, 86).
Ils ajoutent : l’amour d’Allah et de Son Messager – mieux, le fait qu’Allah et Son Messager soient plus aimés du serviteur que toute autre chose – est indispensable pour qu’un homme soit musulman. Or il ne fait aucun doute que l’amour dépasse la simple connaissance ; en effet, tous ceux qui ont connu le Messager ne l’ont pas nécessairement aimé, comme il a été vu plus haut.
Ils poursuivent : ainsi, le jaloux se laisse entraîner par la haine qu’il voue à l’objet de sa jalousie ; il s’emploie à lui nuire par tous les moyens possibles, tout en reconnaissant ses mérites et sa science, et sachant pertinemment que rien, hormis ses qualités et ses vertus, ne justifie cette inimitié.
C’est pourquoi on a dit du jaloux : « l’ennemi des bienfaits et des nobles qualités » (1).
Ainsi, si le jaloux combat celui qu’il envie, ce n’est pas par ignorance de ses mérites ou de sa perfection, mais bien par la corruption de son intention et de sa volonté – tout comme il en va des messagers et de leurs héritiers face à