Cela contredit donc l’opinion de ceux qui soutiennent que la foi se réduit à la seule connaissance intime et à l’assentiment du cœur. Les développements précédents suffisent amplement à réfuter cette thèse.
Si quelqu’un prétend que la foi consiste uniquement à tenir pour véridique le Messager dans ce qu’il a apporté, sans s’obliger à le suivre, voire en le prenant pour ennemi, en le détestant et en le combattant, il lui faut alors reconnaître que tous ces adversaires seraient quand même des croyants. Voilà une conclusion inéluctable. Aussi les partisans de cette idée furent-ils fort troublés lorsque cette objection leur fut opposée (1), et ils répliquèrent par des propos dont on devrait rougir, tels ceux de certains affirmant qu’Iblîs ne faisait que railler et qu’il ne reconnaissait ni l’existence d’Allah, ni qu’Allah fût son Seigneur et Créateur, et qu’il l’ignorait même ! De même, selon eux, Pharaon et son peuple ne savaient pas que la prophétie de Moïse était authentique et ne croyaient pas à l’existence du Créateur (2).
De telles énormités sont des scandales – qu’Allah nous préserve d’y sombrer. Défendre ces doctrines et imiter leurs tenants conduit à bien pire encore ; nous demandons à Allah de nous protéger de toute humiliation.
Ils ajoutent : « Le Coran montre que la mécréance se divise en plusieurs catégories.
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Une mécréance née de l’ignorance, de l’égarement et de l’imitation des ancêtres ; c’est celle de la plupart des suiveurs et des gens du commun.
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Une mécréance de dénégation, d’entêtement et de volonté délibérée de contredire la vérité, telle celle que nous avons évoquée plus haut. Ce type se rencontre surtout chez ceux qui, parmi les incroyants, jouissent d’une autorité savante au sein de leur peuple, d’un pouvoir politique, ou possèdent des revenus et des richesses ; celui-là craint alors pour sa position…"