et l’égarement, et ce seul témoignage ne les fit pas entrer en islam.
On a donc soutenu, premièrement, que l’incroyant ne devient pas musulman par la seule attestation que Muhammad est le Messager d’Allah ﷺ tant qu’il n’atteste pas aussi l’unicité d’Allah.
Deuxièmement, d’autres estiment qu’il devient musulman rien qu’en la prononçant.
Troisièmement, on a dit : si sa mécréance tient au démenti du Messager – comme c’est le cas des Juifs –, cette attestation suffit à le faire entrer en islam ; mais si sa mécréance s’accompagne d’association, il ne devient musulman qu’en proclamant également l’unicité (1), ainsi qu’il en va des chrétiens et des polythéistes.
Ces trois avis se rencontrent dans l’école de l’imâm Ahmad et chez d’autres (2).
Dans cette perspective, le statut de musulmans n’a pas été reconnu aux Juifs qui avaient pourtant attesté sa mission, parce que la simple reconnaissance verbale de la validité de sa prophétie ne suffit pas : il faut encore s’engager à lui obéir et à le suivre. Autrement, si quelqu’un disait : « Je sais qu’il est prophète, mais je ne le suis pas et je ne pratique pas sa religion », il serait alors parmi les pires mécréants, à l’instar de ces Juifs et d’autres.
Tel est le consensus des Compagnons, des Successeurs et des imâms de la sunna : la foi ne se réduit ni aux paroles de la langue ni à la seule connaissance intérieure ; elle exige l’acte du cœur, à savoir l’amour d’Allah et de Son Messager, la soumission à Sa religion et l’engagement de Lui obéir et de suivre Son Envoyé.