toutes choses, mises devant eux, ils ne croiraient pas, à moins qu’Allah n’en ait décidé ainsi. ⦗al-Anʿâm : 111⦘
Alors, une fois les anges descendus sous leurs yeux, les morts leur parlant, les attestations rendues au Messager quant à sa véracité, et toute chose en ce bas-monde rassemblée devant eux : quel exposé, quelle démonstration plus éclatante de la vérité et de la bonne direction pourrait-on encore souhaiter ? Malgré cela, ils ne croient pas, ne se soumettent pas à la vérité et ne donnent pas foi au Messager.
Quiconque étudie la conduite du Messager d’Allah ﷺ avec son peuple comme avec les Juifs constate qu’ils étaient convaincus de sa sincérité ; ils ne doutaient pas qu’il dise vrai lorsqu’il affirmait être le Messager d’Allah. Pourtant, ils choisirent l’égarement et la mécréance plutôt que la foi.
Al-Miswar b. Makhrama – qu’Allah l’agrée – dit un jour à Abû Jahl, son oncle maternel : « Mon oncle, accusiez-vous Muhammad de mensonge avant qu’il ne tienne ces propos ? » Il répondit : « Mon neveu, par Allah, Muhammad a vécu parmi nous, jeune homme que l’on appelait al-Amîn, le digne de confiance ; jamais nous ne l’avons trouvé menteur. Lorsqu’il eut les tempes argentées, il n’allait tout de même pas se mettre à mentir au sujet d’Allah. » – « Alors, mon oncle, pourquoi ne le suivez-vous pas ? » – « Mon neveu, nous disputons l’honneur aux Banû Hâshim : ils ont nourri et nous avons nourri, ils ont abreuvé et nous avons abreuvé, ils ont accordé la protection et nous avons accordé la protection. Lorsque, genoux à terre, nous étions comme deux chevaux au coude-à-coude, voilà qu’ils disent : “Parmi nous se trouve un prophète.” Comment pourrions-nous jamais rattraper un tel avantage ? » (1)
Quant à Umayya b. Abî al-Ṣalt, il l’attendait jour après jour ; il détenait déjà sa science avant même la mission du Prophète