un groupe de ceux auxquels le Livre avait été donné rejeta le Livre d’Allah derrière son dos, comme s’ils n’avaient jamais su. » (al-Baqarah 101)
Parce qu’Il les assimile, dans cet acte, à des ignorants, cela montre qu’ils l’ont rejeté en toute connaissance, exactement comme le ferait quelqu’un qui n’aurait pas su. De même, lorsque tu t’adresses à celui qui t’a désobéi sciemment, tu lui dis : « On dirait que tu ne sais pas ce que tu viens de faire » ou : « On dirait que tu ignorais ma défense. »
Dans le même sens – d’après l’une des deux exégèses – se trouve cette parole du Très-Haut : « Si donc ils se détournent, il ne t’incombe que la transmission explicite (82). Ils reconnaissent le bienfait d’Allah, puis ils le renient, et la plupart d’entre eux sont des mécréants. » (an-Naḥl 82-83). As-Suddi a dit : « Le bienfait désigne Muhammad, paix et bénédictions sur lui. » (1) Al-Zajjâj a retenu cet avis et a déclaré : « Ils savent que la mission de Muhammad, paix et bénédictions sur lui, est véridique, puis ils la nient. » (2) Le début même du verset atteste cette interprétation.
Allah, le Très-Haut, dit encore : « Raconte-leur l’histoire de celui à qui Nous avions accordé Nos signes ; il s’en dépouilla, alors le Diable le poursuivit et il devint du nombre des égarés (175). Si Nous l’avions voulu, Nous l’aurions élevé grâce à ces signes, mais il s’attacha à la terre et suivit ses passions ; son image est celle d’un chien. » (al-Aʿrâf 175-176).
Ils ont donc demandé : quelle clarification supplémentaire pourrait-on espérer après ce verset ? Allah avait accordé à cet homme Ses signes ; il s’en est délesté, a préféré l’égarement et l’errance – son histoire est bien connue (3), et l’on a même avancé qu’il avait reçu le Nom suprême. Malgré cela, son savoir ne lui fut d’aucun secours et il se rangea parmi les dévoyés. Si la science et la connaissance entraînaient forcément la guidée, elles l’auraient entraînée pour cet homme.