car ce qui est signifié lui est indissociablement lié, et il est impossible que le signe existe sans la conséquence qu’il implique (1).
Dans le recueil de al-Tirmidhî — et ailleurs — on rapporte qu’il ﷺ a dit : « Deux traits ne se trouvent jamais réunis chez un hypocrite : une noble tenue et la compréhension profonde de la religion » (2). Il fait ainsi de la compréhension de la religion l’antithèse même de l’hypocrisie.
D’ailleurs, les Anciens n’appliquaient le mot fiqh qu’au savoir accompagné de l’action. Ainsi, lorsque l’on demanda à Saʿd b. Ibrâhîm qui était le plus versé dans le fiqh parmi les habitants de Médine, il répondit : « Le plus pieux d’entre eux » (3).
Farqad al-Sabakhî interrogea un jour al-Hasan al-Basrî sur une question ; celui-ci répondit. Farqad lui dit alors : « Les fuqahâ’ ne partagent pas ton avis. » Al-Hasan répliqua : « Puisse ta mère te pleurer, Furayqid ! As-tu jamais posé les yeux sur un véritable faqîh ? Le faqîh authentique est l’ascète qui aspire à l’Au-delà, clairvoyant dans sa religion, assidu au culte de son Seigneur, qui ne dénigre pas ceux qui lui sont supérieurs, ne se moque pas de ceux qui lui sont inférieurs et ne recherche aucune rémunération pour la science qu’Allah lui a accordée » (4).