et leurs cœurs n’auraient pas été scellés.
Et Allah — exalté soit-Il — dit encore : « Ceux qui démentent Nos signes sont sourds et muets, plongés dans les ténèbres » (Al-Anʿâm 39).
Il dit aussi : « Dis : “Croyez-y ou n’y croyez pas ; ceux à qui le savoir avait été donné avant lui, lorsqu’on le leur récite, tombent, prosternés, le visage contre terre, (107) et ils disent : ‘Gloire à notre Seigneur ! La promesse de notre Seigneur s’accomplira à coup sûr.’” » (Al-Isrâ’ 107-108). Voilà donc un témoignage d’Allah en faveur des gens de science : ils croient en Lui et en Sa parole.
Au sujet des hôtes du Feu, Allah dit : « Ils diront : “Si seulement nous avions entendu ou réfléchi, nous ne serions pas parmi les compagnons de la Fournaise.” » (Al-Mulk 10) ; ce verset montre que les égarés (1) sont dépourvus à la fois d’ouïe et de raison.
Allah dit encore : « Telles sont les paraboles que Nous proposons aux hommes ; nul ne les comprend excepté les savants. » (Al-ʿAnkabût 43). Il informe ainsi que seuls les savants saisissent Ses paraboles, tandis que les mécréants n’entrent pas dans cette catégorie : ils ne les comprennent donc pas.
Il dit également : « Mais ceux qui ont été injustes ont suivi leurs passions sans aucune science ; qui donc guidera celui qu’Allah égare ? » (Ar-Rûm 29). Et : « Ceux qui ne savent pas disent : “Pourquoi Allah ne nous parle-t-Il pas ? ou pourquoi un signe ne nous vient-il pas ?” » (Al-Baqarah 118). Et encore : « Dis : “Sont-ils égaux, ceux qui savent et ceux qui ne savent pas ?” » (Az-Zumar 9). Si l’égarement pouvait coexister avec la science, ceux qui ne savent pas seraient dans une meilleure situation que certains qui savent ; or le texte affirme le contraire.
Le Coran est en effet rempli de passages qui retirent toute science et toute connaissance aux mécréants : tantôt Il les décrit comme ne sachant pas, tantôt comme ne raisonnant pas, tantôt comme ne percevant pas, tantôt comme ne comprenant pas, tantôt comme n’écoutant pas — l’ouïe niée ici étant l’ouïe de la compréhension,