objectif qu’il préfère au tourment de la faim ou à toute autre forme de souffrance.
À ce propos, une question capitale a suscité la controverse : la science conduit-elle nécessairement à la bonne direction, si bien que l’égarement ne se produit qu’en raison de l’absence ou de l’insuffisance du savoir – l’égarement étant alors inconcevable avec une connaissance certaine – ; ou bien la science n’implique-t-elle pas forcément la guidée, de sorte qu’un homme puisse être savant tout en restant, sciemment, dans l’erreur ?
Les théologiens, les maîtres du cheminement spirituel et d’autres encore se sont divisés sur ce point.
• Un premier groupe a déclaré : quiconque connaît la vérité d’un savoir indubitable ne peut manquer d’être bien dirigé ; s’il s’égare, c’est donc que son savoir est déficient.
Ils s’appuient sur plusieurs textes, notamment :
– la parole du Très-Haut : « Mais ceux d’entre eux qui sont fermement enracinés dans la science, ainsi que les croyants, croient à ce qui t’a été révélé et à ce qui a été révélé avant toi » (An-Nisâ’ 162), où Allah atteste la foi de tout savant solidement établi dans la science ;
– Sa parole : « Seuls craignent Allah, parmi Ses serviteurs, les savants » (Fâtir 28) ;
– Sa parole : « Ceux à qui la science a été donnée voient que ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la vérité » (Saba’ 6) ;
– Sa parole : « Allah atteste – ainsi que les anges et ceux qui détiennent la science – qu’il n’est de divinité que Lui ; Il maintient l’équité » (Âl ‘Imrân 18) ;
– Sa parole : « Celui qui sait que ce qui t’a été révélé de la part de ton Seigneur est la vérité est-il comparable à celui qui est aveugle ? » (Ar-Ra‘d 19).
Par ce dernier verset, Il divise les hommes en deux catégories :
- ceux qui savent que ce qui a été révélé à Son envoyé est la vérité ;
- les aveugles.
Il en ressort qu’il n’existe aucune position intermédiaire entre les deux.