ce qui se trouve entre eux sans la science ; les messagers n’ont été envoyés et les Livres révélés que par la science ; Allah n’a été adoré, reconnu dans Son unicité (1), loué, exalté et magnifié que par la science ; le licite n’a été distingué de l’illicite que par la science, et la supériorité de l’islam sur toute autre voie n’a été connue que par la science.
Les savants ont divergé, à ce sujet, sur la question suivante : la science est-elle un attribut actif ou passif ? (2)
Un premier groupe a soutenu qu’il s’agit d’un attribut actif, parce qu’elle constitue une condition, ou une part de la cause, de l’existence de l’effet ; en effet, tout acte volontaire requiert que l’agent soit vivant, qu’il possède la science, la puissance et la volonté, et il est inconcevable qu’un tel acte existe sans ces attributs.
Un autre groupe a affirmé qu’elle est passive, car elle dépend de l’objet connu et s’y rapporte tel qu’il est ; celui qui sait appréhende l’objet tel qu’il se présente, si bien que sa perception lui est subordonnée : comment, dès lors, pourrait-elle (3) lui être antérieure ?
La position correcte est que la science se divise en deux catégories :
– Une science active : il s’agit de la science qu’a l’agent volontaire de ce qu’il entend accomplir. Elle est tributaire de sa volonté, laquelle repose elle-même sur la conception et la connaissance qu’il a de l’objet voulu. C’est donc une science antérieure à l’acte, qui le précède et agit sur lui.
– Une science passive : c’est la science qui suit l’objet connu et n’exerce aucune influence sur lui, telle notre connaissance de l’existence des prophètes, des nations, des rois et des autres créatures ; cette science n’a