La guidée comporte quatre degrés, tous mentionnés dans le Coran (1) :
Premier degré : la guidée générale. Il s’agit de l’orientation qu’Allah accorde à toute créature, homme ou animal, vers ce qui assure la pérennité de son existence.
Allah – exalté soit-Il – dit : « Glorifie le nom de ton Seigneur, le Très-Haut (1), Celui qui a créé puis parfaitement proportionné (2), qui a décrété et ensuite guidé » (Sourate al-Aʿlâ, 1-3). Il y énumère quatre réalités : la création, la mise en proportion, la prédétermination et la guidée. Il a donc façonné ce qu’Il a créé, l’a exécuté avec perfection et maîtrise, puis Il a assigné à chaque être les causes de son bien, dans sa subsistance comme dans ses mouvements et activités, et Il l’y a guidé. Or la guidée est un enseignement : Il rappelle ainsi qu’Il est Celui qui crée et instruit, comme Il l’a mentionné au début de la première sourate révélée à Son Messager, ainsi qu’il a été exposé précédemment (2).
Il – qu’Il soit exalté – dit encore, rapportant les paroles de Son ennemi Pharaon à Moïse : « Qui est donc votre Seigneur, ô Moïse ? » (49). Moïse répondit : « Notre Seigneur est Celui qui a donné à chaque chose sa forme propre, puis l’a guidée » (Sourate Ṭâ-Hâ, 49-50).
Ce degré est le plus ancien et le plus englobant des degrés de la guidée.
Deuxième degré : la guidée de l’exposé et de l’indication, par laquelle Allah érige Sa preuve contre Ses serviteurs. Celle-ci n’implique pas nécessairement une mise en pratique complète.
Allah – exalté soit-Il – dit : « Quant aux Thamûd, Nous les avons guidés, mais ils préférèrent l’aveuglement à la bonne direction » (Sourate Fuṣṣilat, 17), c’est-à-dire : Nous leur avons expliqué, montré et fait connaître la voie, mais ils ont choisi l’égarement et l’aveuglement.