car, s’il ne connaît pas ce qu’a apporté le Messager, il ne saurait le prendre pour but ; et s’il ne connaît pas Celui qu’il adore, il ne saurait vouloir que Lui. Sans la science, son acte ne serait donc pas agréé : la science est le guide de la sincérité, et le guide de la conformité à la sunna.
Allah — Très-Haut — dit : « Certes, Allah n’agrée que les œuvres des pieux. » (La Table servie, 5 : 27). La meilleure explication de ce verset est qu’Il n’agrée l’action que de celui qui Le craint dans cette action ; or Le craindre ici consiste à la vouer à Sa Face et à la conformer à Son ordre (1). Cela n’est possible que par la science.
Puisque tel est le rang (2) et la place du savoir, il est clair qu’il constitue la chose la plus noble, la plus auguste et la plus excellente. Et Allah sait mieux.
Soixante-quatorzième aspect : celui qui agit sans science ressemble à un voyageur privé de guide ; il est évident que sa perte est plus probable que son salut, et si, par un hasard rare, il en réchappe, il n’en est pas loué, mais blâmé par les gens doués de raison.
Le Shaykh de l’Islam Ibn Taymiyya disait : « Quiconque se détourne de la preuve s’égare du chemin, et il n’est de preuve que ce qu’a apporté le Messager. » (3)
Al-Ḥasan a dit : « Celui qui agit sans science est comme un marcheur hors du sentier ; l’homme qui œuvre sans science corrompt plus qu’il ne répare. Recherchez donc la science d’une manière qui ne nuise pas à l’adoration, »