qui guident par Son ordre et à qui l’on se réfère après eux. Le Très-Haut a dit : « Et Nous avons fait d’eux des imâms (1) qui guident par Notre ordre, lorsqu’ils furent patients et qu’ils eurent la certitude de Nos signes. » (sourate La Prosternation, 24).
Et, ailleurs, Il a dit : « Seigneur, accorde-nous, venant de nos épouses et de nos descendants, la prunelle de nos yeux, et fais de nous un imâm pour les pieux. » (sourate Le Discernement, 74), c’est-à-dire : des imâms que l’on imitera après nous.
Ainsi, le Très-Haut enseigne que l’imâma dans la religion s’acquiert par la patience et la certitude (2), laquelle constitue le rang le plus élevé des véridiques. Or la certitude est la perfection et l’aboutissement du savoir ; en parachevant ce degré du savoir, on accède donc à l’imâma dans la religion. Il s’agit d’une walâya (proximité et autorité spirituelle) dont l’instrument est la science, qu’Allah réserve à qui Il veut parmi Ses serviteurs.
Soixante-et-onzième aspect : la nécessité des serviteurs à l’égard du savoir est plus vitale encore que celle du corps pour la nourriture ; le corps ne réclame sa subsistance qu’une ou deux fois par jour, tandis que l’être humain a besoin du savoir à chaque respiration, car chacun de ses souffles doit être accompagné de la foi ou de son jugement (3). S’il s’en sépare,