attestée ; ainsi, la science, au sein de la foi, tient la place de l’âme dans le corps, et l’arbre de la foi ne peut se dresser que sur le tronc du savoir et de la connaissance. Le savoir est donc la plus noble des quêtes et le plus sublime des dons.
Soixante-huitième aspect : toutes les perfections se ramènent au savoir, à la puissance et à la volonté. Or la volonté est subordonnée au savoir ; elle suppose en effet la conscience de l’objet voulu et dépend donc, dans son essence même, du savoir. La puissance, de son côté, n’agit qu’au moyen de la volonté. Le savoir, quant à lui, n’a besoin ni de la puissance ni de la volonté pour s’appliquer à son objet, tandis que la puissance et la volonté, chacune dans leur rapport à l’objet voulu ou possible, ont besoin du savoir. Cela atteste de son mérite et de l’éminence de son rang.
Soixante-neuvième aspect : le savoir est la plus vaste des qualités par l’étendue de ce à quoi il s’applique ; il porte sur le nécessaire et le possible, l’impossible et le contingent, l’existant et l’inexistant. L’Essence du Seigneur, Ses attributs et Ses noms sont connus de Lui, et les serviteurs n’en connaissent que ce que l’Omniscient, le Parfaitement Informé, leur a enseigné. Quant à la puissance et à la volonté, chacune a un champ d’application spécifique (1). La puissance ne concerne que le possible, non l’impossible ni le nécessaire ; à cet égard elle est plus restreinte que le savoir, mais plus large que la volonté, car la volonté ne s’attache qu’à certains possibles, ceux dont l’existence est voulue. Le savoir est donc, en soi et par l’étendue de son champ, le plus vaste, le plus englobant et le plus complet.
Soixante-dixième aspect : Allah, exalté soit-Il, a annoncé au sujet des gens de science qu’Il a fait d’eux des imâms