Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

au Messager d’Allah ﷺ, tandis que je me trouvais dans un recoin de la maison ; certaines de ses paroles m’échappaient, puis Allah révéla : « Allah a bel et bien entendu la parole de celle qui dispute avec toi au sujet de son époux » (1).

La deuxième acception est l’ouïe entendue comme compréhension, ainsi qu’en témoigne Sa parole : « Si Allah avait su en eux quelque bien, Il les aurait fait entendre ; mais, s’Il les avait fait entendre, ils se seraient détournés en s’éloignant encore » (Al-Anfâl : 23) ; c’est-à-dire : Il leur aurait fait comprendre. Même alors, ils se seraient détournés à cause de l’orgueil et de l’aversion qu’ils nourrissent envers l’acceptation de la vérité.

Ils réunissent donc deux fléaux : d’une part, ils ne comprennent pas la vérité par ignorance ; d’autre part, s’ils la comprenaient, ils s’en détourneraient par orgueil (2). C’est là le comble du défaut et de la tare.

La troisième acception est l’ouïe comprise comme accueil et réponse, selon Sa parole : « S’ils étaient sortis avec vous, ils ne vous auraient causé que trouble ; ils auraient circulé parmi vous, cherchant à vous semer la discorde, et, parmi vous, il est des gens qui les écoutent volontiers » (At-Tawba : 47), c’est-à-dire : disposés à les accueillir (3) et à leur obéir.

Il en va de même de Sa parole : « …des gens enclins à écouter le mensonge » (Al-Mâʾida : 41), autrement dit : ils l’acceptent et se soumettent à ceux qui le colportent.

De là provient encore la formule du prieur : « Allah entend celui qui Le loue », c’est-à-dire : Allah exauce la louange de celui qui Le loue, ainsi que la prière de celui qui L’invoque ; et la parole du Prophète ﷺ : « Lorsque l’imâm dit : “Allah a entendu celui qui… »

(1) Rapporté par al-Bukhari, Sahih, 9/144 (forme suspendue mais attribuée avec certitude) ; version continue chez Ahmad, 6/46 ; al-Nasa’i, n° 3460 ; Ibn Majah, n° 188. Authentifié par al-Hakim, 2/481, et par Ibn Hajar dans Taghliq al-ta‘liq, 5/339. (2) La première calamité est l’ignorance, la seconde l’orgueil. (3) Les manuscrits T et Q portent « qa’ilun » (hamza adoucie) à la première occurrence, puis la hamza pleine à la seconde ; il s’agit d’une erreur manifeste.
رسول الله ﷺ وأنا في جانب البيت، وإنه ليخفى عليَّ بعضُ كلامها، فأنزل الله: ﴿قَدْ سَمِعَ اللَّهُ قَوْلَ الَّتِي تُجَادِلُكَ فِي زَوْجِهَا﴾ (١). والثاني: سمعُ الفهم؛ كقوله: ﴿وَلَوْ عَلِمَ اللَّهُ فِيهِمْ خَيْرًا لَأَسْمَعَهُمْ﴾ [الأنفال: ٢٣]، أي: لأفهَمَهم، ﴿وَلَوْ أَسْمَعَهُمْ لَتَوَلَّوْا وَهُمْ مُعْرِضُونَ﴾، لِمَا في قلوبهم من الكِبْر والإعراض عن قبول الحقِّ. ففيهم آفتان: إحداهما: أنهم لا يفهمونَ الحقَّ لِجَهْلهم، ولو فهموه لتولَّوا عنه لكِبْرِهم (٢)، وهذا غايةُ النقص والعيب. والثالث: سمعُ القبول والإجابة؛ كقوله تعالى: ﴿لَوْ خَرَجُوا فِيكُمْ مَا زَادُوكُمْ إِلَّا خَبَالًا وَلَأَوْضَعُوا خِلَالَكُمْ يَبْغُونَكُمُ الْفِتْنَةَ وَفِيكُمْ سَمَّاعُونَ لَهُمْ﴾ [التوبة: ٤٧]، أي: قابلون (٣) لهم، مستجيبون. ومنه قوله: ﴿سَمَّاعُونَ لِلْكَذِبِ﴾ [المائدة: ٤١]، أي: قابلون له، مستجيبون لأهله. ومنه قول المُصَلي: «سمع الله لمن حمده»؛ أي: أجاب اللهُ حمدَ من حَمِدَه، ودعاءَ من دعاه، وقولُ النبي ﷺ: «إذا قال الإمام: سمعَ الله لمن
(١) أخرجه البخاري في «صحيحه» (٩/ ١٤٤) تعليقًا مجزومًا به، ووصله أحمد (٦/ ٤٦)، والنسائي (٣٤٦٠)، وابن ماجه (١٨٨). وصححه الحاكم (٢/ ٤٨١)، وابن حجر في «التغليق» (٥/ ٣٣٩). (٢) فالآفة الأولى: الجهل. والثانية: الكِبْر. (٣) (ت، ق): «قايلون»، بتسهيل الهمز. وفي الموضع الثاني بتحقيقها. وهو خطأ محض.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies