Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

par une bonne œuvre l’efface ; que dire, alors, d’une action qui figure parmi les meilleures et les plus nobles formes d’adoration ?! Tel est le fondement sur lequel il faut s’appuyer, et non sur le hadith d’Abû Dâwûd (1). Allah est plus savant.
On rapporte également d’‘Umar ibn al-Khattâb (m. 23 H) : « Il arrive qu’un homme sorte de chez lui chargé de péchés aussi lourds qu’une montagne de Tihâma ; lorsqu’il entend la science, la crainte le saisit, il revient sur ses pas et se repent : il rentre alors chez lui sans le moindre péché. Ne désertez donc jamais les assemblées des savants. » (2)

Soixante-deuxième point : Ibn Mâjah rapporte dans ses Sunan, d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ibn al-‘Âs (m. 65 H) : Le Messager d’Allah ﷺ entra dans la mosquée et y trouva deux cercles : l’un où l’on approfondissait la jurisprudence, l’autre où l’on invoquait Allah et L’implorait. Il dit : « Ces deux assemblées sont sur la voie du bien ; ceux-ci invoquent Allah, et ceux-là apprennent et enseignent aux ignorants. Ceux-là sont supérieurs : c’est pour l’enseignement que j’ai été envoyé. » Puis il s’assit avec eux. (3)

Soixante-troisième point : Allah ﷻ se flatte auprès de Ses anges des gens qui se rappellent la science, mentionnent Allah et Le louent pour la grâce qu’Il leur a accordée.

Al-Tirmidhî rapporte : « Muḥammad ibn Bashshâr nous a transmis ; Marḥûm ibn ‘Abd al-‘Azîz al-‘Aṭṭâr nous a transmis ; Abû Na‘âma, d’après Abû ‘Uthmân, d’après Abû Sa‘îd, a dit : Mu‘âwiya sortit… »

(1) Nufayʿ al-Aʿmâ, déjà mentionné ; il rapporte la formule : « Quiconque recherche la science, cela expie ses fautes passées. » (2) Al-Ghazâlî la cite dans l’Iḥyâʾ (1/349) ; je ne l’ai pas trouvée avec une chaîne de transmission complète. (3) Rapporté par Ibn Mâjah (229), Ibn al-Mubârak dans al-Zuhd (1388), al-Ṭayâlisî (2365), al-Bazzâr (2458) et d’autres, avec une chaîne où figure ʿAbd al-Raḥmân b. Ziyâd b. Anʿam al-Ifriqî, un transmetteur faible, qui, de plus, se contredit quant au nom de son cheikh.
الحسنةَ تمحوها، فكيف بما هو من أفضل الحسنات وأجلِّ الطَّاعات؟! فالعمدةُ على ذلك لا على حديث أبي داود (١)، والله أعلم. وقد رُوِي عن عمر بن الخطاب ﵁: «إنَّ الرجل ليخرجُ من منزله وعليه من الذنوب مثلُ جبل تهامة، فإذا سمعَ العلمَ خاف ورجعَ وتاب؛ فانصرفَ إلى منزله وليس عليه ذنب، فلا تفارقوا مجالسَ العلماء» (٢). الوجه الثاني والستون: ما رواه ابن ماجه في «سننه» من حديث عبد الله بن عمرو بن العاص ﵄ قال: خرج رسولُ الله ﷺ فإذا في المسجد مجلسان: مجلسٌ يتفقَّهون، ومجلسٌ يَدْعُون الله تعالى ويسألونه؛ فقال: «كلا المجلسين إلى خير؛ أمَّا هؤلاء فيَدْعُون الله، وأمَّا هؤلاء فيتعلَّمون ويفقِّهون الجاهل، هؤلاء أفضل، بالتعليم أُرْسِلْتُ»، ثمَّ قعدَ معهم (٣). الوجه الثالث والستون: أنَّ الله ﵎ يباهي ملائكتَه بالقوم الذين يتذاكرون العلم، ويذكرون اللهَ ويحمدُونه على ما منَّ عليهم به منه. قال الترمذي: حدثنا محمد بن بشار: حدثنا مرحوم بن عبد العزيز العطَّار: حدثنا أبو نَعامة، عن أبي عثمان، عن أبي سعيد، قال: خرج معاويةُ
(١) نُفَيع الأعمى، المتقدِّم، وهو: «من طلب العلم كان كفارة لما مضى». (٢) أورده الغزالي في «الإحياء» (١/ ٣٤٩). ولم أجده مسندًا. (٣) أخرجه ابن ماجه (٢٢٩)، وابن المبارك في «الزهد» (١٣٨٨)، والطيالسي (٢٣٦٥)، والبزار (٢٤٥٨)، وغيرهم بإسنادٍ فيه عبد الرحمن بن زياد بن أنعم الإفريقي، وهو ضعيفُ الحديث، وقد اضطرب في تسمية شيخه.

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