Ibn ʿAdî en a également transmis une version remontant au Prophète (1) et il a dit : « Personne ne la rapporte de Fitr si ce n’est Ismâʿîl ibn Yahyâ al-Taymî. »
Je précise que ce même Ismâʿîl ibn Yahyâ l’a rapportée d’après Sufyân al-Thawrî : « Muhammad ibn Ayyûb al-Jawzajânî nous a raconté, d’après Mujâlid, d’après al-Shaʿbî, d’après al-Aswad, d’après ʿÂʾisha, dans un hadith attribué au Prophète : “Quiconque chausse (2) ses sandales pour apprendre un bien voit ses fautes pardonnées avant même qu’il ne fasse un pas.” » (3)
ʿAbd al-Raḥmân ibn Muḥammad al-Muḥâribi l’a également rapporté, d’après Fitr, d’après Abû al-Ṭufayl, d’après ʿAlî (4).
Bien que, prises isolément, ces chaînes de transmission ne suffisent pas à établir l’autorité du récit, la recherche du savoir compte parmi les meilleures bonnes œuvres, et les bonnes œuvres effacent les mauvaises. Il est donc légitime que la quête du savoir, lorsqu’elle est entreprise pour la Face d’Allah, expie les péchés antérieurs, car les textes indiquent que suivre une mauvaise action