Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Al-Tirmidhî déclare : « Ce hadith est singulier ; on ne le connaît, dans la transmission d’‘Awf, que par la voie de ce shaykh Khalf ibn Ayyûb al-‘Âmirî. Je n’ai vu personne, hormis Abû Kurayb Muhammad ibn al-‘Alâ’, le rapporter de lui, et j’ignore quelle est sa valeur. »

Cela équivaut à témoigner que quiconque réunit la noblesse d’apparence et la compréhension de la religion est un croyant. Ce hadith mérite donc d’être tenu pour véridique, même si sa chaîne comporte des inconnus ; car la noblesse d’apparence et la compréhension de la religion comptent parmi les signes les plus caractéristiques de la foi, et jamais Allah ne les accordera à un hypocrite : l’hypocrisie les contredit et ils la récusent.

Cinquante-neuvième aspect : al-Tirmidhî rapporte — Muslim ibn Hâtim al-Ansârî Abû Hâtim al-Basrî (1) nous a relaté, Muhammad ibn ‘Abd Allâh al-Ansârî nous a transmis, d’après son père, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, qu’Anas ibn Mâlik, qu’Allah l’agrée, a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : « Mon enfant, si tu peux commencer ta journée et la terminer sans que ton cœur nourrisse la moindre tromperie envers qui que ce soit, alors fais-le. » Il ajouta : « Mon enfant, cela fait partie de ma sunna ; quiconque fait revivre ma sunna m’aime véritablement, et quiconque m’aime sera avec moi au Paradis » (2). Le hadith se poursuit longuement.

(1) Dans les copies D, T et Q on lit : « al-Ansari nous a rapporté : Abu Hatim al-Basri ». Cette formulation est erronée. (2) Il ne s’agit ici que d’un extrait d’un long ḥadith : al-Tirmidhi le cite partiellement au numéro 2678 et en disperse d’autres segments dans divers passages, tandis que la version intégrale a été rapportée par Abu Ya‘la (n° 3624), al-Tabarani dans al-Awsat (n° 5991), entre autres. Ce ḥadith est entaché de faiblesse, al-Tirmidhi en a lui-même signalé la cause ; les autres chaînes de transmission ne sont pas valides et ne peuvent le renforcer. Voir : al-Du‘afâ’ d’al-‘Uqayli (1/148, 119 ; 2/106 ; 3/224), ‘Ilal Ibn Abi Hatim (1/52) et Nata’ij al-Afkâr (1/168).
قال الترمذي: «هذا حديثٌ غريب، ولا يُعرفُ هذا الحديثُ من حديث عوفٍ إلا من حديث هذا الشيخ خلف بن أيوب العامري، ولم أر أحدًا يروي عنه غير أبي كُرَيب محمد بن العلاء، ولا أدري كيف هو». وهذه شهادةٌ بأنَّ من اجتمع فيه حُسْنُ السَّمت والفقهُ في الدين فهو مؤمن، وأحرى بهذا الحديث أن يكون حقًّا، وإن كان إسناده فيه جهالة؛ فإنَّ حُسْنَ السَّمت والفقهَ في الدين من أخصِّ علامات الإيمان، ولن يجمعهما الله في منافق؛ فإنَّ النفاق ينافيهما وينافيانه. الوجه التاسع والخمسون: قال الترمذي: حدثنا مسلمُ بن حاتم الأنصاري أبو حاتم البصري (١): حدثنا محمد بن عبد الله الأنصاري، عن أبيه، عن علي بن زيد، عن سعيد بن المسيِّب، قال: قال أنس بن مالك ﵁: قال رسولُ الله ﷺ: «يا بنيَّ، إن قَدرتَ أن تصبحَ وتمسي وليس في قلبك غِشٌّ لأحدٍ فافعَل». ثمَّ قال: «يا بنيَّ، وذلك من سنَّتي، ومن أحيا سنَّتي فقد أحبَّني، ومن أحبَّني كان معي في الجنة» (٢)، وفي الحديث قصَّةٌ طويلة.
(١) (د، ت، ق): «الأنصاري حدثنا أبو حاتم البصري». وهو خطأ. (٢) جزءٌ من حديثٍ طويلٍ أخرجه الترمذيُّ هنا (٢٦٧٨) مقتصرًا على هذا القَدْر، وروى طائفةً منه مفرَّقةً في مواضع أخرى، وأخرجه بطوله أبو يعلى (٣٦٢٤)، والطبراني في «الأوسط» (٥٩٩١)، وغيرهما. وهو حديثٌ معلول، وقد بيَّن الترمذيُّ علَّته، وله طرقٌ أخرى لا يصحُّ منها شيء، ولا تصلحُ لتقويته. انظر: «الضعفاء» للعقيلي (١/ ١٤٨، ١١٩، ٢/ ١٠٦، ٣/ ٢٢٤)، و «علل ابن أبي حاتم» (١/ ٥٢)، و «نتائج الأفكار» (١/ ١٦٨).

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