Al-Tirmidhî déclare : « Ce hadith est singulier ; on ne le connaît, dans la transmission d’‘Awf, que par la voie de ce shaykh Khalf ibn Ayyûb al-‘Âmirî. Je n’ai vu personne, hormis Abû Kurayb Muhammad ibn al-‘Alâ’, le rapporter de lui, et j’ignore quelle est sa valeur. »
Cela équivaut à témoigner que quiconque réunit la noblesse d’apparence et la compréhension de la religion est un croyant. Ce hadith mérite donc d’être tenu pour véridique, même si sa chaîne comporte des inconnus ; car la noblesse d’apparence et la compréhension de la religion comptent parmi les signes les plus caractéristiques de la foi, et jamais Allah ne les accordera à un hypocrite : l’hypocrisie les contredit et ils la récusent.
Cinquante-neuvième aspect : al-Tirmidhî rapporte — Muslim ibn Hâtim al-Ansârî Abû Hâtim al-Basrî (1) nous a relaté, Muhammad ibn ‘Abd Allâh al-Ansârî nous a transmis, d’après son père, d’après ‘Alî ibn Zayd, d’après Sa‘îd ibn al-Musayyib, qu’Anas ibn Mâlik, qu’Allah l’agrée, a dit : Le Messager d’Allah ﷺ a déclaré : « Mon enfant, si tu peux commencer ta journée et la terminer sans que ton cœur nourrisse la moindre tromperie envers qui que ce soit, alors fais-le. » Il ajouta : « Mon enfant, cela fait partie de ma sunna ; quiconque fait revivre ma sunna m’aime véritablement, et quiconque m’aime sera avec moi au Paradis » (2). Le hadith se poursuit longuement.