Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Ceci constitue lui aussi un témoignage à l’appui de ce qui précède, et il possède d’autres chaînes corroborantes (1).

La ḥikma (la sagesse) n’est rien d’autre que la science. Lorsque le croyant en est privé, il se trouve dans la situation de celui qui a égaré un joyau précieux : s’il le retrouve, son cœur s’apaise et son âme se réjouit de l’avoir recouvré. De même, lorsque le croyant retrouve ce que son cœur et son esprit recherchent sans relâche, il exulte.

Il s’agit là d’un des plus beaux exemples ; en effet, le cœur du croyant convoite la science, où qu’il la trouve, encore plus ardemment que le propriétaire d’un objet perdu ne cherche le sien.

Cinquante-huitième aspect : al-Tirmidhî rapporte — Abû Kurayb nous a relaté, Khalaf ibn Ayyûb nous a transmis, d’après ‘Awf, d’après Ibn Sîrîn, d’après Abû Hurayra, qu’Allah l’agrée, selon le Prophète ﷺ : « Deux traits ne se conjuguent jamais chez un hypocrite : la noblesse d’apparence et la compréhension de la religion » (2)(3).

(1) Attribué comme hadith marfu‘ (remontant au Prophète), mais aucun isnad n’est authentique ; la parole est en revanche solidement rapportée d’un des tâbi‘ûn (Successeurs). Voir : Musnad ar-Ruyâni 1/75 ; at-Tadwîn d’al-Râfi‘î 4/95 ; Musannaf Ibn Abî Shayba 14/51, 60 ; al-Madkhal d’al-Bayhaqî 2/293 ; Musnad ash-Shihâb 146 ; Hilyat al-Awliyâ’ 3/354 ; al-Maqâsid al-Ḥasana 415 ; Tabyîḍ aṣ-Ṣaḥîfa 21. (2) Telle est la leçon des manuscrits de base, retenue pour le sens. Dans l’édition d’at-Tirmidhî et d’autres, on lit cependant : « tajtami‘ân » (« se réunissent »). (3) Rapporté par at-Tirmidhî 2684, aṭ-Ṭabarânî (al-Awsat) 8010, Abû Ismâ‘îl al-Anṣârî (Dhamm al-Kalâm) 1/398, et d’autres. Al-‘Uqaylî note dans ad-Ḍu‘afâ’ 2/24 : « Ce récit n’a pas d’origine fiable d’après ‘Awf ; il n’est transmis d’Anas que par une chaîne non établie. » At-Tirmidhî qualifie Khalaf b. Ayyûb d’inconnu ; bien qu’ascète et juriste renommé, il est jugé faible par Yaḥyâ b. Ma‘în. Cf. Tahdhîb 3/147. — Une version mursal est rapportée de Muḥammad b. Ḥamza b. ‘Abd Allâh b. Salâm chez Ibn al-Mubârāk (az-Zuhd 459) ; voir aussi Musnad ash-Shihâb 318. — Pour le ḥadith d’Anas mentionné par al-‘Uqaylî, cf. Mîzân al-I‘tidâl 4/461.
وهذا أيضًا شاهدٌ لما تقدَّم، وله شواهد (١). والحكمةُ هي العلم؛ فإذا فَقَدَه المؤمنُ فهو بمنزلة من فقدَ ضالَّةً نفيسةً من نفائسه، فإذا وجدها قرَّ قلبُه وفَرِحَت نفسُه بوِجْدانها، كذلك المؤمنُ إذا وجدَ ضالَّةَ قلبه وروحه التي هو دائمًا في طلبها ونِشْدانها والتفتيش عليها. وهذا من أحسن الأمثلة؛ فإنَّ قلبَ المؤمن يطلبُ العلمَ حيث وجده أعظمَ من طلب صاحب الضَّالَّة لها. الوجه الثامن والخمسون: قال الترمذي: حدثنا أبو كريب: حدثنا خلف بن أيوب، عن عوف، عن ابن سيرين، عن أبي هريرة ﵁ عن النبي ﷺ: «خصلتان لا يجتمعان (٢) في منافق: حُسْنُ سَمْتٍ، وفقهٌ في الدين» (٣).
(١) مرفوعة، ولا يصحُّ منها شيء، وثبتَ من قول بعض التابعين. انظر: «مسند الروياني» (١/ ٧٥)، و «التدوين» للرافعي (٤/ ٩٥)، و «مصنف ابن أبي شيبة» (١٤/ ٥١، ٦٠)، و «المدخل» للبيهقي (٢/ ٢٩٣)، و «مسند الشهاب» (١٤٦)، و «حلية الأولياء» (٣/ ٣٥٤)، و «المقاصد الحسنة» (٤١٥)، و «تبييض الصحيفة» (٢١). (٢) كذا في الأصول، حملًا على المعنى. وفي كتاب الترمذي وغيره: «تجتمعان». (٣) أخرجه الترمذي (٢٦٨٤)، والطبراني في «الأوسط» (٨٠١٠)، وأبو إسماعيل الأنصاري في «ذم الكلام» (١/ ٣٩٨)، وغيرهم. قال العقيلي في «الضعفاء» (٢/ ٢٤): «ليس له أصلٌ من حديث عوف، وإنما يروى هذا عن أنسٍ بإسنادٍ لا يثبت». وخلف بن أيوب جهَّله الترمذي، وهو فقيهٌ زاهدٌ معروف، وضعَّفه يحيى بن معين. انظر: «التهذيب» (٣/ ١٤٧). وروي من مرسل محمد بن حمزة بن عبد الله بن سلام عند ابن المبارك في «الزهد» (٤٥٩). وانظر: «مسند الشهاب» (٣١٨). وانظر لحديث أنس الذي أشار إليه العقيلي: «ميزان الاعتدال» (٤/ ٤٦١).

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