On demanda à l’un des savants : « Jusqu’à quand convient-il à l’homme d’apprendre ? » Il répondit : « Aussi longtemps que cette quête embellit la vie. » (1)
On interrogea al-Ḥasan, à propos d’un homme âgé de quatre-vingts ans : « Lui sied-il encore de rechercher le savoir ? » Il répondit : « S’il lui sied encore de vivre. » (2)
Cinquante-septième aspect : al-Tirmidhî rapporte également, d’après Ibrâhîm ibn al-Faḍl, selon al-Maqburî, d’après Abû Hurayra, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « La parole de sagesse (3) est le bien perdu du croyant ; partout où il la trouve, il y a le meilleur droit. » (4)
Al-Tirmidhî commente : « Ce ḥadîth est singulier (gharîb) ; nous ne le connaissons que par cette voie, et Ibrâhîm ibn al-Faḍl al-Madanî al-Makẖzûmî est jugé faible quant au ḥadîth, en raison de ses défaillances de mémoire. »
(1) Ce propos est attribué à Abu ‘Amr ibn al-‘Ala’, au calife al-Ma’mun, ainsi qu’au Masih (le Messie) et à Anushirwan. Voir : al-Faqih wa-l-mutafaqqih 2/166 ; Jami‘ bayan al-‘ilm 1/406 ; Amali Ibn al-Shajari 1/63 ; Mahadirat al-udaba’ 1/112 ; al-Mahasin wa-l-adad p. 12 ; al-Muwashsha p. 50.
(2) Signalé par al-Khatib, Sharaf ashab al-hadith, p. 146. Voir aussi : Ibn Abd al-Barr, al-Jami‘ 1/407 ; al-Faqih wa-l-mutafaqqih 2/167.
(3) Cette formulation apparaît dans les manuscrits D, H, N, ainsi que chez al-Tirmidhi et Ibn Majah. Les manuscrits T, Q et le Musnad al-Shihab (n° 52) portent : « kalimat al-hikma » (parole de sagesse). Dans al-Du‘afa’ d’al-‘Aqili, al-Kamil d’Ibn ‘Adi et al-Majruhin on lit : « al-kalimatu al-hakimatu dalatu al-hakim » (la parole sage est la chose perdue du sage).
(4) Rapporté par al-Tirmidhi (2687), Ibn Majah (4169) et d’autres, avec une chaîne de transmission jugée faible ; al-Tirmidhi et d’autres en ont précisé la cause. Voir : al-Du‘afa’ d’al-‘Aqili 1/60 ; al-Majruhin 1/105 ; al-Kamil 1/231 ; al-‘Ilal al-mutanahiya 1/88.