d’emprise sur eux, sauf sur ceux qui te suivront parmi les égarés. » [al-Hijr : 42].
La sincérité est donc la voie du salut, l’islam la monture de la sécurité, et la foi le sceau de la sauvegarde.
Quant à sa parole : « … le conseil loyal aux gouvernants des musulmans », elle aussi s’oppose au ghill (rancœur) et au ghish (perfidie) ; en effet, le conseil ne peut coexister avec la rancœur, puisqu’il en est l’antithèse. Celui qui conseille sincèrement les gouvernants et la communauté s’est, par là même, purifié de toute rancœur.
Sa parole encore : « … et le fait de rester attaché à leur communauté » compte pareillement parmi les choses qui nettoient le cœur du ghill et du ghish. Celui qui demeure avec la communauté des musulmans aime pour eux ce qu’il aime pour lui-même, déteste pour eux ce qu’il déteste pour lui-même ; ce qui les afflige l’afflige, et ce qui les réjouit le réjouit.
Il n’en va pas ainsi de celui qui s’en est séparé, passant son temps à les dénigrer, les critiquer et les vouer aux gémonies, à l’instar des Râfiḍa, des Khawârij, des Muʿtazila et consorts ; leurs cœurs sont en effet remplis de ghill et de ghish. Aussi verras-tu les Râfiḍa les plus éloignés de la sincérité, les plus trompeurs envers les gouvernants et la communauté, et les plus réfractaires à la communion des musulmans. Ils constituent les gens les plus chargés de rancœur et de perfidie – le Prophète et la communauté en témoignent contre eux, et eux-mêmes en portent l’aveu ; jamais ils ne cessent d’être le bras droit et l’appoint des ennemis de l’islam : quel que soit l’adversaire qui se lève contre les musulmans, ils se rangent à ses côtés et deviennent son entourage. La communauté l’a constaté à maintes reprises ; et celui qui ne l’a pas vu de ses yeux en a entendu des récits qui assourdissent les oreilles et attristent les cœurs (1).