- Troisième degré : veiller à le réviser et à le préserver, de sorte qu’il ne soit pas oublié ni perdu.
- Quatrième degré : le transmettre et le diffuser au sein de la communauté, afin que l’on en recueille le fruit et qu’il atteigne son objectif. Car un savoir qui n’est ni transmis ni répandu n’est comparable qu’à un trésor enfoui dans la terre, dont on ne dépense rien ; il reste donc exposé à disparaître. De même, si l’on ne met pas un savoir à profit et qu’on ne l’enseigne pas, il est voué à s’éteindre. En revanche, lorsqu’on le partage, il croît et se bonifie grâce à cette dépense.
Quiconque accomplit ces quatre degrés entre dans le champ de cette prière prophétique qui promet la beauté du dehors et du dedans. En effet, la nâḍra (l’éclat) correspond à la joie et à la grâce qui se reflètent sur le visage sous l’effet de la foi ; l’âme s’en délecte, le cœur s’en réjouit et en savoure la douceur, si bien que cette allégresse intérieure se traduit par un éclat visible sur le visage.
C’est pourquoi le Très-Haut joint la joie à l’éclat, comme dans Sa parole : « Allah les a préservés du mal de ce Jour et les a gratifiés d’éclat et de joie » [l’Insân : 11] ; l’éclat se lit sur leurs visages, la joie emplit leurs cœurs.
Ainsi, le bien-être et la sérénité du cœur se manifestent en éclat sur le visage, selon cette autre révélation : « Tu reconnaîtras sur leurs visages l’éclat des bienfaits » [al-Muṭaffifîn : 24].
En somme, l’éclat qui illumine le visage de celui qui a entendu la sunna du Messager d’Allah ﷺ, l’a comprise, mémorisée puis transmise, n’est autre que la trace de la douceur, de la joie et du bonheur qui emplissent son cœur et son for intérieur.
La parole du Prophète ﷺ : « Il se peut qu’un porteur de savoir le transmette à plus savant que lui » souligne l’intérêt de la transmission : le récipiendaire peut être plus perspicace que le transmetteur et tirer de cette parole ce que celui-ci n’avait pas saisi.