Le hadith d’Abû ad-Dardâʾ a déjà été cité à ce sujet ; il est donc bien conservé et possède une source sûre.
La Loi révélée et le décret divin s’accordent en vérité pour établir que la récompense est du même ordre que l’acte : de même que l’homme emprunte une voie afin de ranimer son cœur et d’échapper à la perdition, Allah le fait cheminer sur une voie qui lui procure effectivement ce salut.
Un autre récit est rapporté d’ʿÂʾisha (qu’Allah l’agrée). Ibn ʿAdî l’a transmis par l’intermédiaire de Muḥammad b. ʿAbd al-Malik al-Anṣârî, d’après az-Zuhrî, d’après ʿUrwa, d’après elle, avec élévation jusqu’au Prophète ; il se lit ainsi : « Allah m’a révélé : “Quiconque s’engage sur un chemin à la recherche de la science, Je lui facilite un chemin menant au Paradis.” » ⦗1⦘
Cinquante-deuxième aspect : le Prophète ﷺ a invoqué pour celui qui entend ses paroles, les comprend et les transmet la naḍra – c’est-à-dire l’éclat, la fraîcheur et la beauté du visage. At-Tirmidhî et d’autres ont rapporté d’après Ibn Masʿûd que le Prophète ﷺ a dit : « Qu’Allah épanouisse (naddara) le visage de quiconque entend mes propos, les retient, les mémorise et les transmet ; il se peut en effet qu’un porteur de fiqh (compréhension) les remette à quelqu’un de plus versé que lui. Trois choses au sujet desquelles le cœur d’un musulman ne nourrit ni rancœur ni tromperie : vouer l’action exclusivement à Allah, conseiller loyalement les gouvernants des musulmans et demeurer attaché à leur communauté, car leur appel les englobe tous. » ⦗2⦘