et certains l’ont transmis sans le remonter [au Prophète].
Si la quête du savoir est rangée parmi les œuvres accomplies « sur la voie d’Allah », c’est parce qu’elle assure la pérennité de l’Islam au même titre que le jihad ; la religion se maintient donc par la science et par le combat.
C’est pourquoi le jihad se subdivise en deux formes :
• un jihad par la main et la lance ; nombreux sont ceux qui y prennent part ;
• un jihad par la preuve et l’exposé clair ; c’est le jihad des élites parmi les disciples des messagers, le jihad des imams ; il est le plus méritoire des deux, tant son utilité est considérable, sa charge lourde et ses adversaires nombreux.
Le Très-Haut a dit dans la sourate al-Furqân – révélée à La Mecque : « Si Nous l’avions voulu, Nous aurions suscité dans chaque cité un avertisseur. N’obéis donc pas aux négateurs ; combats-les par lui d’un combat acharné » (Coran 25 : 51-52). Il s’agit de les combattre par le Coran, et c’est là le plus grand des deux jihads (1). C’est aussi le jihad dirigé contre les hypocrites : ceux-ci ne combattaient pas les musulmans ; extérieurement ils se mêlaient à eux et pouvaient même affronter l’ennemi à leurs côtés. Pourtant Allah dit : « Ô Prophète ! Mène la lutte contre les mécréants et les hypocrites et sois rude avec eux » (Coran 9 : 73 ; 66 : 9). Or il est établi que le jihad contre les hypocrites se mène par la preuve et par le Coran.
En résumé, « la voie d’Allah » comprend le jihad, la recherche du savoir et l’appel des créatures à Allah grâce à ce savoir. C’est pourquoi Muʿâdh – qu’Allah l’agrée – disait : « Adonnez-vous à la recherche de la science, car l’apprendre pour Allah est une crainte… »