Or, Allah – exalté soit-Il – n’a créé ce monde que comme un champ où l’on sème pour l’Au-delà, comme un passage qui y conduit, afin que Ses serviteurs y recueillent les provisions de leur marche vers Lui. Aussi, rien de ce qu’il renferme n’est jugé digne d’être rapproché de Lui sauf ce qui établit Son rappel et mène à ce qu’Il aime ; il s’agit de la science grâce à laquelle on Le connaît et on L’adore, on L’évoque, on Le loue et on Le magnifie.
C’est pour cette finalité qu’Il a créé le monde et ses habitants, comme l’atteste la parole du Très-Haut : « Je n’ai créé les djinns et les hommes que pour qu’ils M’adorent » (Coran 51 : 56), et Sa parole : « Allah est Celui qui a créé sept cieux, et autant de terres ; Son ordre descend entre eux afin que vous sachiez qu’Allah est capable de toute chose et qu’Il embrasse toute chose de Son savoir » (Coran 65 : 12). Ces deux versets montrent qu’Il n’a créé les cieux, la terre et ce qui se trouve entre eux que pour être connu par Ses Noms et Ses attributs, et pour être adoré.
Tel est donc le but recherché (1) ; tout ce qui y mène – apprendre et enseigner – échappe à la malédiction. Celle-ci frappe en revanche tout ce qui s’en écarte, car ce qui est éloigné d’Allah, de ce qu’Il agrée et de Sa religion devient le point d’ancrage du châtiment dans l’Au-delà : de même qu’il était le foyer de la malédiction, qui implique blâme et aversion, il sera le lieu du châtiment. Or Allah n’aime de Ses serviteurs que leur rappel de Lui, leur adoration, leur connaissance et leur amour de Lui, ainsi que tout ce qui en découle et y conduit ; le reste Lui est détestable et blâmable.
Cinquantième point : At-Tirmidhî rapporte, d’après Abû Jaʿfar ar-Râzî, d’après ar-Rabîʿ ibn Anas, d’après Anas, que le Messager d’Allah ﷺ a dit : « Quiconque sort pour rechercher la science est sur la voie d’Allah jusqu’à son retour. » (2) At-Tirmidhî commente : « Ce hadith est bon et singulier (ḥasan gharîb).»