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comme on l’a dit :
« Sache que la calamité n’est pas la perte d’un bien,
ni la mort d’une brebis ou d’un chameau ;
la vraie calamité, c’est la perte d’un homme noble :
avec sa mort, ce sont des foules d’hommes qui périssent. » (1)
Un autre a dit :
« La mort de Qays n’a pas été la perte d’un seul homme ;
c’est tout l’édifice d’un peuple qui s’est effondré. » (2)
Point quarante-huit : At-Tirmidhî rapporte, dans la voie de transmission remontant à Al-Walîd ibn Muslim : Rawḥ ibn Junâḥ nous a relaté, d’après Mujâhid, d’après Ibn ’Abbâs – qu’Allah les agrée –, que le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a dit : « Un jurisconsulte (3) est plus redoutable pour Satan que mille dévots. » (4)
(1) Ces deux vers sont attribués à une Bédouine dans les Amali d’al-Qali (1/272). Ils sont également donnés à Mulayl b. ad-Dahqana at-Taghlibi dans le Mu‘jam ach-Shu‘ara’ d’al-Marzabani (p. 445) et dans la Hamasah al-Basriyya (2/634), et paraissent sans attribution dans az-Zahra (p. 527). Le manuscrit T lit : « à sa mort, une multitude d’hommes meurt », lecture confirmée par quelques autres sources.
(2) Ce vers est de Abda b. at-Tabib ; il fait partie de trois lignes où il pleure le seigneur des nomades, Qays b. Asim al-Minqari. On le trouve dans la Hamasah commentée par al-Marzuqi (p. 790), dans ach-Shi‘r wa-ch-Shu‘ara’ (2/728) et ailleurs, ainsi que dans le recueil de ses poèmes (no 12). Abu Amr b. al-Ala disait : « C’est le plus poignant des vers d’élégie chez les Arabes » (Diwan al-Ma‘ani, 3/966).
(3) Dans la version rapportée par Ibn Majah, at-Tabarani et Ibn al-Mundhir, on lit : « un seul faqih (juriste) ».
(4) Hadith rapporté par at-Tirmidhi (2681), Ibn Majah (222), al-Bukhari dans at-Tarikh al-Kabir (3/308), Ibn al-Mundhir dans al-Awsat (1/135), at-Tabarani dans al-Mu‘jam al-Kabir (11/78) et d’autres encore. — Rawh b. Junah est jugé faible ; Ibn Adi (al-Kamil, 3/145) et Ibn Hibban (al-Majruhin, 1/300) ont dénoncé ce hadith et s’en sont servis pour établir sa faiblesse. As-Saji — cité dans le Tahdhib (3/293) — le qualifie de « hadith munkar » (récit désavoué).
تَعَلَّمْ ما الرَّزِيَّةُ فَقْدُ مالٍ ... ولا شاةٌ تموتُ ولا بعيرُ
ولكنَّ الرَّزِيَّةَ فَقْدُ حُرٍّ ... يموتُ بموته بشرٌ كثيرُ (١)
وقال آخر:
فما كان قيسٌ هُلْكُه هُلْكُ واحدٍ ... ولكنَّه بنيانُ قومٍ تَهَدَّما (٢)
الوجه الثامن والأربعون: ما روى الترمذيُّ من حديث الوليد بن مسلم حدثنا رَوْحُ بن جناح، عن مجاهد، عن ابن عباس ﵄، قال: قال رسولُ الله ﷺ: «فقيهٌ (٣) أشدُّ على الشيطان من ألف عابد» (٤).
(١) البيتان لأعرابية في «أمالي القالي» (١/ ٢٧٢). ولمُلَيْل بن الدهقانة التغلبي في «معجم الشعراء» للمرزباني (٤٤٥)، و «الحماسة البصرية» (٢/ ٦٣٤). ودون نسبة في «الزهرة» (٥٢٧).
وفي (ت): «يموت لموته خلق كثير». وهو كذلك في بعض المصادر.
(٢) البيت لعَبْدة بن الطبيب، من أبياتٍ ثلاثة يرثي فيها سيد أهل الوبر قيس بن عاصم المِنقري، في «الحماسة» بشرح المرزوقي (٧٩٠)، و «الشعر والشعراء» (٢/ ٧٢٨)، وغيرهما، وهي في «شعره» المجموع (١٢).
وقال أبو عمرو بن العلاء: «هذا أرثى بيتٍ قالته العرب». «ديوان المعاني» (٣/ ٩٦٦).
(٣) في رواية ابن ماجه والطبراني وابن المنذر: «فقيه واحد».
(٤) أخرجه الترمذي (٢٦٨١)، وابن ماجه (٢٢٢)، والبخاري في «التاريخ الكبير» (٣/ ٣٠٨)، وابن المنذر في «الأوسط» (١/ ١٣٥)، والطبراني في «المعجم الكبير» (١١/ ٧٨)، وغيرهم.
ورَوْحُ بن جناح ضعيف، وقد استنكر حديثه هذا ابنُ عدي في «الكامل» (٣/ ١٤٥)، وابن حبان في «المجروحين» (١/ ٣٠٠) واستدلَّ به على ضعفه. وقال الساجي ــ كما في «التهذيب» (٣/ ٢٩٣) ــ: «هو حديث منكر».