et tous deux dirent : « Louange à Allah qui nous a préférés à beaucoup de Ses serviteurs croyants. » Et Salomon hérita de David. (Les Fourmis, 27 : 15-16)
Ces versets n’ont été cités que pour mettre en lumière (1) l’excellence de Salomon, l’honneur particulier qu’Allah lui conféra, et la transmission de ce que son père possédait de plus noble : la science et la prophétie. « Voilà bien là la faveur évidente. » (Les Fourmis, 27 : 16)
Il en va de même pour la parole de Zacharie — sur lui la paix : « Je crains les proches collatéraux après moi, et ma femme est stérile ; accorde-moi donc, de Ta part, un héritier (5) qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob (6), et fais-le, ô mon Seigneur, quelqu’un d’agréé. » (Marie, 19 : 5-6). Il s’agit ici de l’héritage de la science, de la prophétie et de l’appel à Allah. Il serait impensable qu’un noble prophète redoute que ses ’aṣaba (parents collatéraux) recueillent ses biens matériels, au point de demander au Tout-Puissant un fils qui leur en interdirait l’accès (2) et s’en verrait plus digne qu’eux. Allah a élevé Ses prophètes et Ses envoyés au-dessus de telles préoccupations. Malheur donc à celui qui falsifie le Livre d’Allah, répudie la parole de Son Messager et attribue aux prophètes ce dont ils sont innocents ; louange à Allah pour Sa grâce et Sa guidée.
On rapporte qu’Abû Hurayra ﵁ passa un jour par le marché ; il les trouva absorbés par leurs commerces et leurs ventes (3). Il dit : « Vous voilà ici occupés à vos affaires, alors que l’héritage du Messager d’Allah ﷺ se distribue dans sa mosquée ! » Ils se levèrent aussitôt et se rendirent à la mosquée ; ils n’y trouvèrent que la récitation du Coran, le rappel et des cercles de science. Ils demandèrent : « Où donc est ce que tu annonçais, Abû Hurayra ? » Il répondit : « Tel est l’héritage de Muhammad ﷺ, partagé entre ses héritiers ; il ne s’agit ni de vos successions ni de vos biens d’ici-bas (4). » — ou des paroles de sens voisin.