héritage (1) se transmet à ses héritiers, lesquels prennent sa place après lui ; or, après les envoyés, nul autre que les savants n’a assumé leur mission de transmettre ce pour quoi ils avaient été envoyés ; ils étaient donc les plus dignes de recueillir leur legs.
Cela rappelle qu’ils sont les plus proches des prophètes, car l’héritage ne revient qu’aux plus proches du défunt. De même que cette règle vaut pour les dinars et les dirhams, elle s’applique à l’héritage de la prophétie ; et Allah accorde Sa miséricorde à qui Il veut.
Le hadith comporte aussi une orientation et un ordre adressés à la communauté : leur obéir, les respecter, les soutenir, les vénérer et les honorer, car ils sont les héritiers de celui à qui appartiennent ces droits sur l’ensemble des croyants, et ses successeurs parmi eux.
Il s’y trouve encore un avertissement : les aimer fait partie de la religion, tandis que les haïr contredit la religion, tout comme cela vaut pour celui dont ils tiennent l’héritage (2). De même, s’opposer à eux ou leur faire la guerre revient à s’opposer à Allah et à Le combattre, exactement comme pour leur prédécesseur.
‘Alî — que Dieu l’agrée — a dit : « Aimer les savants est une forme de religion par laquelle on adore Allah » (3).
Et le Prophète — paix et bénédiction sur lui — rapporte de son Seigneur : « Quiconque prend pour ennemi l’un de Mes alliés, Je lui déclare la guerre » (4). Or, les héritiers des prophètes sont les plus éminents des alliés d’Allah.