S’il avait traité les autres thèmes de la même manière, il aurait pu aborder la seconde partie – la question de la volonté de Dieu et de Son amour – sans que la longueur de l’ouvrage ne l’en détourne ni ne l’empêche de l’achever ; il aurait ainsi pleinement atteint son objectif et réalisé la promesse de son titre.
Cette digression amena toutefois l’auteur à conclure son livre d’une façon inhabituelle dans ses écrits, en la transformant pour ainsi dire en table des matières de son contenu. Il déclara :
« Que ceci soit donc la fin de l’ouvrage ; on t’y a rassemblé des trésors pour lesquels rivalisent les compétiteurs, et l’on y a dévoilé des beautés semblables à celles que courtisent les prétendants.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la connaissance de la science, sa valeur, l’impérieuse nécessité qu’on en a, la noblesse qu’elle confère à elle-même et à ses détenteurs, ainsi que le rang éminent qu’elle occupe dans les deux demeures.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la preuve de l’existence du Créateur par des voies claires et lumineuses qui pénètrent les cœurs sans demander permission, ainsi que la connaissance de Sa sagesse dans la création et l’ordre qu’Il prescrit.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la mesure de la sharia, l’extrême besoin qu’on en a, et la connaissance de sa majesté et de sa sagesse.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la connaissance de la prophétie et l’immense – pour ne pas dire indispensable – nécessité qu’on en a, et la certitude qu’il est impossible au plus Sage des juges de laisser le monde en être privé.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la connaissance de ce que Dieu a inscrit dans la raison humaine : juger beau ce qui est bon et laid ce qui est mauvais, et comprendre qu’il s’agit là d’une réalité rationnelle innée, grâce aux preuves et aux arguments que renferme cet ouvrage et qu’on ne trouve nulle part ailleurs.
Si tu le veux, tu pourras y puiser la réfutation des astrologues qui prétendent déterminer les destinées, par les meilleures voies de réfutation fondées sur leur propre art et leur propre science, en les accablant d’arguments irréfutables auxquels ils n’ont point de réponse, et en dévoilant les contradictions de leur pratique,