On répond qu’il y a là deux enseignements (1) :
Le premier : la lumière de la lune étant empruntée à une autre, il convenait davantage de comparer le savant, dont la clarté est puisée au soleil de la mission prophétique, à la lune plutôt qu’au soleil.
Le second : la lumière du soleil ne varie jamais ; elle n’est sujette ni à obscuration (2) ni à fluctuation d’éclat. La lune, en revanche, voit sa clarté croître et décroître, se remplir puis se retirer. De même, les savants occupent des degrés dans la science, plus ou moins élevés. Chacun d’eux se distingue selon l’abondance ou la rareté de son savoir, son rayonnement ou sa discrétion, tout comme la lune. Tel savant est comparable à la pleine lune à l’apogée de sa plénitude (3) ; tel autre lui est inférieur d’une nuit, de deux, de trois, et ainsi de suite jusqu’au terme de ses phases. Ils constituent ainsi des degrés auprès d’Allah.
On pourrait objecter : la comparaison des savants aux étoiles est bien connue, conformément à la parole du Prophète ﷺ : « Mes Compagnons sont comme des étoiles » (4) ; c’est pourquoi, dans l’interprétation des rêves, les étoiles représentent les savants (5). Alors, comment se fait-il