englobe toutes les créatures animales, qu’il s’agisse des êtres doués de parole ou des bêtes, des oiseaux ou d’autres espèces encore. Cette portée générale est confirmée par ses paroles : « … jusqu’aux poissons dans l’eau, et jusqu’à la fourmi dans son terrier. »
On a dit que la raison pour laquelle ces créatures implorent le pardon vient de ce que le savant enseigne aux gens le respect à avoir envers les animaux ; il leur montre ce qui, parmi eux, est licite ou illicite, leur apprend comment les saisir, les employer, les monter, en tirer profit, ainsi que l’art de les immoler de la façon la plus parfaite et la plus douce pour l’animal. Le savant est l’être humain le plus compatissant envers la bête et le plus apte à exposer la finalité pour laquelle elle a été créée (1).
En somme, la miséricorde et la bienfaisance pour lesquelles l’animal a été créé, et dont il a reçu sa part, ne sont connues que par la science ; or, c’est le savant qui les fait connaître. Il mérite donc que les bêtes implorent pour lui le pardon. Allah est plus savant.
Quant à sa parole : « La supériorité du savant sur le dévot est comparable à celle de la lune sur l’ensemble des étoiles », l’image correspond parfaitement à la réalité de la lune et des étoiles : la lune illumine les horizons, et sa clarté se répand aux confins du monde (2) ; tel est l’état du savant. Quant à l’étoile, sa lumière ne dépasse guère sa propre sphère ou ce qui en est proche ; tel est le dévot, dont la lumière d’adoration ne rejaillit que sur lui-même. Même lorsqu’elle se propage à autrui, elle ne va pas très loin, tout comme l’éclat de l’étoile ne franchit son orbite que d’une façon limitée.
De là vient ce propos rapporté : « Le Jour de la Résurrection, Allah dira au dévot : “Entre au Paradis, car l’utilité de tes œuvres ne concernait que toi.” Puis Il dira au savant : “Intercède, et ton intercession sera agréée, car ton utilité…”