Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

(1).
Abû ‘Abd Allâh al-Hâkim a déclaré : « Sa chaîne de transmission est authentique. » Ibn ‘Abd al-Barr a dit quant à lui : « C’est un hadith sûr, beau, solidement établi, fidèlement conservé et remontant au Prophète ; un tel propos ne saurait être énoncé sur la seule opinion personnelle. »
Dans ce hadith, les anges l’enveloppent de leurs ailes jusqu’au ciel, alors que, dans le précédent, ils déposaient leurs ailes devant lui : déposer ses ailes exprime l’humilité, la vénération et la révérence ; entourer de ses ailes signifie protection, sauvegarde et préservation. Les deux hadiths réunis témoignent donc de la grandeur que les anges lui reconnaissent, de l’amour qu’ils lui portent, de la garde et de la protection qu’ils lui assurent. Si le seul avantage du chercheur de science se réduisait à ce privilège immense, cela lui suffirait comme honneur et mérite.
Quant à sa parole ﷺ : « Le savant voit implorer pour lui le pardon par tout ce qui est dans les cieux et sur la terre, jusqu’aux poissons dans l’eau », elle signifie que, puisque le savant est la cause par laquelle on acquiert la science grâce à laquelle les âmes échappent à toutes sortes de perdition, puisque son effort se concentre exclusivement sur cet objectif et que le salut des serviteurs s’opère par son intermédiaire, il est rétribué par une récompense de même nature : tout ce qui est dans les cieux et sur la terre se met en quête de son salut en le couvrant de leurs implorations de pardon. Or, si déjà les anges demandent pardon pour les croyants, comment ne le feraient-ils pas pour leurs élus, leur quintessence ?
Et l’on a dit que l’expression « tout ce qui est dans les cieux et sur la terre » désigne, parmi ceux qui implorent le pardon pour le savant

(1) Rapporté par al-Tirmidhi (nos 3535-3536), an-Nasaʾi (n° 158), Ibn Madja (n° 226), Ahmad (4/239), at-Tayalisi (n° 1262), entre autres. Al-Tirmidhi le qualifie de « ḥadith ḥasan ṣaḥiḥ ». Déclaré authentique également par Ibn Khuzayma (nos 17, 193), Ibn Hibban (nos 85, 1100, 1319), al-Hakim (1/101), Ibn ʿAbd al-Barr dans Jamiʿ bayân al-ʿilm (1/159, citation reprise par l’auteur) et al-Diyaʾ al-Maqdisi dans al-Mukhtâra (nos 23, 30).
الخفَّين (١). قال أبو عبد الله الحاكم: إسناده صحيح. وقال ابن عبد البر: هو حديثٌ صحيحٌ حسنٌ ثابتٌ محفوظٌ مرفوع، ومثلُه لا يقالُ بالرأي. ففي هذا الحديث حَفُّ الملائكة له بأجنحتها إلى السماء، وفي الأول وضعُها أجنحتَها له؛ فالوضعُ تواضعٌ وتوقيرٌ وتبجيل، والحَفُّ بالأجنحة حفظٌ وحمايةٌ وصيانة. فتضمَّنَ الحديثان تعظيمَ الملائكة له، وحبَّها إياه، وحياطتَه وحفظَه؛ فلو لم يكن لطالب العلم إلا هذا الحظُّ الجزيلُ لكفى به شرفًا وفضلًا. وقولُه ﷺ: «إنَّ العالم ليستغفرُ له من في السموات ومن في الأرض حتى الحيتانُ في الماء»؛ فإنه لمَّا كان العالِمُ سببًا في حصول العلم الذي به نجاةُ النفوس من أنواع الهَلَكات، وكان سعيُه مقصورًا على هذا، وكانت نجاةُ العباد على يديه= جُوزِيَ من جنس عمله، وجُعِل من في السموات والأرض ساعيًا في نجاته من أسباب الهَلَكات، باستغفارهم له؛ وإذا كانت الملائكةُ تستغفرُ للمؤمنين، فكيف لا تستغفرُ لخاصَّتهم وخُلاصتهم؟! وقد قيل: إنَّ «من في السموات ومن في الأرض» المستغفرين للعالِم
(١) أخرجه الترمذي (٣٥٣٥، ٣٥٣٦)، والنسائي (١٥٨)، وابن ماجه (٢٢٦)، وأحمد (٤/ ٢٣٩)، والطيالسي (١٢٦٢)، وغيرهم. قال الترمذي: «هذا حديث حسن صحيح». وصححه ابن خزيمة (١٧، ١٩٣)، وابن حبان (٨٥، ١١٠٠، ١٣١٩)، والحاكم (١/ ١٠١)، وابن عبد البر في «جامع بيان العلم» (١/ ١٥٩) ــ ونقل المصنفُ عبارته ــ، وخرَّجه الضياء في «المختارة» (٢٣، ٣٠).

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