Miftāḥ Dār al-SaʿādaIbn al-Qayyim

Quarante-septième aspect : le hadith rapporté par Abû Dâwûd et al-Tirmidhî d’après Abû al-Dardâ’ – qu’Allah l’agrée – qui raconte : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ dire : “Quiconque emprunte un chemin afin d’y rechercher la science, Allah lui ouvrira, grâce à cela, une voie menant au Paradis. Les anges, satisfaits de l’étudiant, abaissent leurs ailes devant lui, et tous ceux qui se trouvent dans les cieux et sur la terre – jusqu’aux poissons dans l’eau – demandent pardon pour le savant. La supériorité du savant sur l’adorateur est comparable à celle de la lune sur l’ensemble des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes : les prophètes n’ont légué ni dinar ni dirham, ils n’ont laissé en héritage que la science ; celui qui la recueille obtient, certes, une part abondante.” (1)

Ce même propos est également transmis par al-Walîd ibn Muslim, d’après Khâlid ibn Yazîd, d’après ‘Uthmân ibn Ayman, d’après Abû al-Dardâ’, lequel a dit : « J’ai entendu le Messager d’Allah ﷺ déclarer : “Quiconque, de bon matin, part pour apprendre une science, Allah lui ouvre par ce moyen une voie vers le Paradis ; les anges étendent pour lui les bords de leurs ailes ; les anges du ciel et les poissons de la mer prient pour lui. Le mérite du savant sur l’adorateur est celui de la lune, pleine, sur le reste des étoiles. Les savants sont les héritiers des prophètes : les prophètes n’ont légué ni dinar ni dirham, ils n’ont laissé que la science ; quiconque se saisit de la science obtient une part considérable. La mort d’un savant est un malheur irréparable, une brèche impossible à combler, une étoile qui s’est éteinte, et la disparition d’une tribu est plus légère que la mort…"

(1) Rapporté par Abu Dawud (3641), al-Tirmidhi (2682), Ibn Majah (223), Ahmad (5/196), entre autres. La chaîne présente des irrégularités et des maillons inconnus, et il en existe d’autres versions non sûres. Voir : al-‘Ilal de al-Daraqutni (6/216) ; Jami‘ al-Tirmidhi (5/48, à la suite du hadith) ; Jami‘ bayan al-‘ilm (1/162) ; Tuhfat al-ashraf (8/230) ; al-Mizan (2/4). Ibn Hibban l’a jugé authentique (no 88), et Ibn Hajar précise dans le Fath (1/193) : « Il possède des témoins qui le renforcent. »
الوجه السابع والأربعون: ما رواه أبو داود والترمذي من حديث أبي الدرداء ﵁ قال: سمعتُ رسول الله ﷺ يقول: «من سلكَ طريقًا يبتغي فيه علمًا سلكَ اللهُ به طريقًا إلى الجنة، وإنَّ الملائكة لتضعُ أجنحتَها رضًا لطالب العلم، وإنَّ العالِم ليستغفرُ له من في السموات ومن في الأرض حتى الحيتانُ في الماء، وفضلُ العالِم على العابد كفضل القمر على سائر الكواكب، إنَّ العلماءَ ورثةُ الأنبياء، إنَّ الأنبياءَ لم يُوَرِّثوا دينارًا ولا درهمًا، إنما ورَّثوا العلم؛ فمن أخذه أخذَ بحظٍّ وافر» (١). وقد رواه الوليدُ بن مسلم، عن خالد بن يزيد، عن عثمان بن أيمن، عن أبي الدرداء، قال: سمعتُ رسول الله ﷺ يقول: «من غدا لعلمٍ يتعلَّمُه فتح الله له به طريقًا إلى الجنة، وفرشت له الملائكةُ أكنافَها، وصلَّت عليه ملائكةُ السماء وحيتانُ البحر، وللعالم من الفضل على العابد كفضل القمر ليلةَ البدر على سائر الكواكب، والعلماءُ ورثةُ الأنبياء، إنَّ الأنبياء لم يُوَرِّثوا دينارًا ولا درهمًا، إنما ورَّثوا العلم؛ فمن أخذَ بالعلم أخذَ بحظٍّ وافر، وموتُ العالم مصيبةٌ لا تُجْبَر، وثُلمةٌ لا تُسَدُّ، ونجمٌ طُمِس، وموتُ قبيلةٍ أيسرُ من موت
(١) أخرجه أبو داود (٣٦٤١)، والترمذي (٢٦٨٢)، وابن ماجه (٢٢٣)، وأحمد (٥/ ١٩٦)، وغيرهم. وفي إسناده اضطرابٌ، وجهالة. ورُوِيَ من أوجهٍ أخر غير محفوظة. انظر: «العلل» للدارقطني (٦/ ٢١٦)، و «جامع الترمذي» (٥/ ٤٨) عقب الحديث، و «جامع بيان العلم» (١/ ١٦٢)، و «تحفة الأشراف» (٨/ ٢٣٠)، و «الميزان» (٢/ ٤). وصححه ابن حبان (٨٨)، وقال ابن حجر في «الفتح» (١/ ١٩٣): «له شواهد يتقوى بها».

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