Ḥurayth al-Khuzâʿî a déclaré : « J’ai entendu al-Fuḍayl ibn ʿIyâḍ dire : “Le savant qui met son savoir en pratique et l’enseigne est tenu pour un grand dans le Royaume des cieux.” »
Ce propos est également transmis des Compagnons. Ibn ʿAbbâs a dit : « Les savants de cette communauté sont de deux sortes : un homme à qui Allah a donné la science, qui la met au service des gens sans en exiger la moindre rétribution (1) et sans en tirer profit ; les oiseaux du ciel, les poissons de la mer, les bêtes de la terre et les nobles scribes prient pour lui. Et un homme à qui Allah a accordé la science, mais qui la refuse aux serviteurs, en réclame salaire et en fait un commerce ; celui-là viendra, le Jour de la Résurrection, bâillonné par un mors de feu. » Ibn ʿAbd al-Barr rapporte ce récit comme marfūʿ (remontant au Prophète), mais cette attribution demeure discutable (2).
Quant à la parole : « Allah, Ses anges et les habitants des cieux et de la terre prient pour celui qui enseigne le bien aux gens », c’est que l’enseignement de ce dernier est la cause de leur salut, de leur bonheur et de la purification de leurs âmes. Allah le rétribue donc par une récompense de même nature : Il fait descendre sur lui Sa prière, celle de Ses anges et de tous les habitants de la terre, prières qui seront pour lui source de salut, de félicité et de réussite.
Par ailleurs, puisque l’enseignant du bien fait apparaître la religion du Seigneur et Ses jugements, et fait connaître aux hommes Ses noms et Ses attributs, Allah a voulu que Sa prière, jointe à celle des habitants des cieux et de la terre, serve à le distinguer, à l’honorer et à faire éclater son éloge auprès de ceux du ciel et de la terre.