qu’Allah a pourvu de richesses et qu’Il l’a autorisé à les dépenser jusqu’à les épuiser dans la voie de la vérité ; et un homme à qui Allah a accordé la sagesse : il juge selon elle et l’enseigne. » (1)
Le Prophète ﷺ fait ainsi savoir qu’il n’est permis à personne d’envier autrui — c’est-à-dire d’une envie d’émulation consistant à souhaiter le même bienfait sans souhaiter qu’il disparaisse chez l’autre — si ce n’est dans l’un de ces deux cas : faire du bien aux gens grâce à son savoir, ou grâce à sa fortune. En dehors de ces deux situations, point n’est besoin d’envier autrui ni de désirer posséder son état, car l’utilité que les gens en retirent est minime.
Quarante-sixième aspect : At-Tirmidhî rapporte : « Muḥammad ibn ʿAbd al-Aʿlâ nous a raconté ; Salama ibn Rajâʾ nous a raconté ; al-Walîd ibn Jamîl nous a raconté ; al-Qâsim, d’après Abû Umâma al-Bâhilî — qu’Allah l’agrée — a dit : On évoqua devant le Messager d’Allah ﷺ deux hommes, l’un dévoué à l’adoration et l’autre savant. Le Messager d’Allah ﷺ déclara : “La supériorité du savant sur l’adorateur est semblable à ma supériorité sur le plus humble d’entre vous.” Puis il ajouta : “Allah, Ses anges, les habitants des cieux et de la terre, jusqu’à la fourmi dans son trou et jusqu’au poisson dans la mer, prient pour celui qui enseigne le bien aux gens.” » (2)
At-Tirmidhî dit : « Ce hadith est bon et singulier ; j’ai entendu Abû ʿAmmâr al-Ḥusayn ibn