– loin de la matière précieuse qu’elle avait contaminée : l’écume est donc projetée et rejetée, tandis que l’essence pure du métal demeure seule.
Le Très-Haut a proposé la parabole de l’eau, parce qu’elle est source de vie, de fraîcheur et d’utilité ; et Il a proposé la parabole du feu, parce qu’il éclaire, irradie et brûle. De même, les versets du Coran vivifient les cœurs comme l’eau fait revivre la terre ; ils consument leurs impuretés, leurs ambiguïtés, leurs passions et leurs rancœurs, tout comme le feu consume ce qu’on y jette ; et ils distinguent leur écume de leur crème (1) de la même façon que le feu sépare les scories de l’or, de l’argent, du cuivre et des autres métaux.
Tel n’est qu’un aperçu des enseignements et de la science contenus dans cette grande parabole. Allah — exalté soit-Il — dit : « Telles sont les paraboles que Nous proposons aux gens ; mais seuls les savants les comprennent. » (s. 29, L’Araignée, v. 43)
Quarante-troisième aspect : Les deux Ṣaḥîḥ rapportent également, d’après Sahl ibn Saʿd — qu’Allah l’agrée —, que le Messager d’Allah ﷺ dit à ʿAlî — qu’Allah l’agrée : « Si Allah guide par ton entremise ne fût-ce qu’un seul homme, cela vaut mieux pour toi que ḥumr an-naʿam (2). »
Ce hadith met en évidence le mérite de la science et de son enseignement, ainsi que la noble station de ceux qui la possèdent : si, grâce à un savant, un seul homme est guidé, c’est pour lui meilleur que ḥumr an-naʿam — autrement dit les chamelles rousses, les plus prisées et les plus prestigieuses. Que penser alors de celui par qui, chaque jour, des groupes entiers de gens sont guidés ?
Quarante-quatrième aspect : Muslim rapporte, dans son Ṣaḥîḥ, d’après Abû