et du faux. Il — exalté soit-Il — a ainsi comparé la science qu’Il a révélée à Son Messager à l’eau qu’Il fait descendre du ciel, parce que l’un et l’autre procurent la vie et assurent aux serviteurs leurs intérêts, ici-bas comme dans l’au-delà.
Il a ensuite assimilé les cœurs aux vallées : un cœur vaste, capable de contenir beaucoup de science, ressemble à une grande vallée qui recueille une abondante eau ; un cœur étroit, qui n’embrasse qu’un savoir limité, est comparable à une petite vallée qui ne reçoit qu’un mince filet d’eau. D’où Sa parole : « Les vallées débordent selon leur capacité. »
« Le torrent charrie une écume abondante » : Allah — glorifié soit-Il — donne là l’image du savoir lorsqu’il pénètre le cœur avec sa douceur ; il en extrait l’écume des faux soupçons, laquelle vient alors flotter (1) à la surface du cœur, tout comme le torrent arrache à la vallée une écume qui surnage l’eau.
Il précise que cette écume est « abondante » (râbiy), c’est-à-dire qu’elle gonfle et flotte sur l’eau sans jamais se fixer au fond du lit. De même, lorsque la science expulse les pseudo-arguments mensongers, ceux-ci montent au-dessus du cœur et y flottent ; ils ne s’y incrustent pas, mais sont repoussés puis rejetés. Ce qui demeure dans le cœur, et profite à son détenteur comme aux autres, c’est la guidance et la religion de vérité, tout comme l’eau limpide reste dans la vallée tandis que l’écume s’en va, tarie. « Nul ne saisit les paraboles d’Allah si ce n’est les savants » (2).
Allah — exalté soit-Il — propose ensuite un autre exemple : « Et, de ce qu’ils fondent au feu pour en tirer parures ou ustensiles, surgit une écume semblable. » Autrement dit, lorsque les fils d’Adam font fondre l’or, l’argent, le cuivre ou le fer, il en sort les scories ; c’est cette écume que le feu fait apparaître et rejette.