La troisième catégorie est celle de ceux qui n’ont aucune part de cette science : ni mémorisation ni compréhension, ni transmission ni maîtrise. Ils sont pareils à un sol stérile, dépourvu de végétation et incapable de retenir l’eau. Ceux-là sont les infortunés.
Les deux premières catégories, quant à elles, se rejoignent dans la science et son enseignement, chacun selon la mesure qu’il a reçue et assimilée : l’un enseigne et fait mémoriser les mots du Coran, l’autre en transmet les sens, les jugements et les sciences.
La troisième, en revanche, n’a ni science ni enseignement : ils ne daignent pas lever la tête vers la guidance d’Allah et la rejettent. Ils sont plus égarés que le bétail et constituent le combustible de l’Enfer.
Ce noble et grand hadith renferme donc : un rappel de la noblesse du savoir et de son enseignement, l’importance capitale qu’ils occupent, la misère de ceux qui n’en sont pas les gens, la classification des fils d’Adam en heureux et malheureux à ce propos, ainsi que la subdivision des heureux en devanciers rapprochés et compagnons de la droite, modérés.
Il indique aussi que le besoin qu’ont les serviteurs de la science est comparable, voire supérieur, à leur besoin de la pluie ; et que, privés de science, ils ressemblent à une terre privée d’ondée.
L’imam Aḥmad a dit : « Les gens ont plus besoin de la science que de la nourriture et de la boisson ; car l’on ne réclame à manger et à boire qu’une ou deux fois par jour, tandis que la science est requise à chaque souffle. » ⦗1⦘.
Allah — exalté soit-Il — dit : « Il fait descendre du ciel une eau ; les vallées débordent selon leur capacité, le torrent charrie une écume abondante ; et, de ce qu’ils fondent au feu pour en tirer parures ou ustensiles, surgit une écume semblable. Ainsi Allah propose l’exemple de la vérité… » [Sourate ar-Raʿd, 13 : 17].